Atelier BICAM, Cape Town 2016

Communication SCEAM · 14 mars 2016 · 4 min lire

Communiqué de presse du Bureau de communication de SECAM

La plupart des Révérends Stephen Brislin, Archevêque de Cape Town, en Afrique du Sud, ont lancé un appel à son collègue Evêque en Afrique pour qu'il s'efforce d'obtenir davantage de prêtres formés comme exégètes ou dans les Écritures et dans d'autres disciplines concernant la traduction de la Bible. Mgr Brislin a fait l'appel lors de la cérémonie d'ouverture d'un atelier organisé par le Centre biblique d'apostolat (BICAM) du Symposium de la Conférence épiscopale d'Afrique et de Madagascar (SECAM) qui se tiendra au Cap du 13 au 19 mars 2016.

Selon Mgr Brislin, l'Église catholique en Afrique a la responsabilité et la mission d'apporter la parole de Dieu à tous les hommes de bonne volonté. Il était donc très important que les Exégètes puissent traduire la Bible dans les différentes langues des communautés qu'ils servent.

« L'Afrique doit relever les défis d'aujourd'hui en coopérant avec d'autres confessions chrétiennes pour traduire la Bible pour tous les groupes linguistiques de notre continent. » Il a insisté.

Plus tôt dans une homélie lors d'une célébration eucharistique, il a condamné certains vices, tels que la corruption et l'avidité qui militent contre le développement de l'Afrique. Il a noté l ' élargissement de l ' écart entre les riches et les pauvres, même au milieu de nombreuses ressources qui sont plus que suffisantes pour répondre aux besoins de chaque personne sur le continent africain. Ceci, a souligné l'Archevêque, est le résultat de l'avidité qui fait que certaines personnes se soucient moins de ceux qui sont dans le besoin.

Mgr Brislin a également regretté que l'Afrique du Sud soit encore en proie au racisme qu'il croit fermement ne pouvoir éradiquer qu'avec un changement de cœur contre ce chancre. « Nous devrions avoir le courage de dire la vérité et de lutter contre le mal dans la société, de défendre les sans défense, les marginalisés et ceux qui sont victimes de discrimination. Puissions-nous utiliser la Parole de Dieu pour apporter la guérison, le salut et la transformation dans le monde en faisant briller notre lumière partout où nous sommes et dans tout ce que nous faisons.» Il a ajouté.

Le coordinateur de l'atelier, le révérend Yves-Lucien Evaga-Ndjana, qui est également le directeur du BICAM dans ses remarques liminaires, a exprimé ses sincères remerciements et sa reconnaissance à l'archevêque Brislin pour son précieux soutien et encouragement à l'atelier.

Il a expliqué que l'atelier est divisé en deux parties:

La première partie portera sur la nécessité de promouvoir la traduction de la Bible dans les langues locales en Afrique.

La deuxième phase examinera la possibilité d'insérer Ad Experimentum l'Apostolat biblique dans les programmes des grands séminaires et centres de formation religieuse sur notre continent.

Dans sa présentation sur les défis de la traduction interconfessionnelle de la Bible, Mgr. W. Amewowo, premier directeur du BICAM, a appelé à l'utilisation d'exégètes plus qualifiés et d'autres agents pastoraux dans la traduction de la Bible. Il a déploré une situation où, dans la plupart des régions d'Afrique, les Exégètes formés sont le plus souvent que pas engagés dans ce pour quoi ils ont été formés.

Il a fait référence aux Directives de coopération interconfessionnelle pour la traduction de la Bible publiées par le Vatican en 1968 et révisées en 1987 et a demandé au SECAM de former des équipes de traduction basées sur ses trois langues officielles pour servir de traducteurs aux besoins de l'Église catholique en Afrique.

Parmi les autres personnes-ressources de l'atelier, mentionnons : i) l'évêque Anton Sipuka d'Umphata, en Afrique du Sud, et membre du Comité permanent du SECAM; l'évêque Matthew Madega, modérateur de la Fédération biblique catholique et évêque de Mouila au Gabon; et iii) le docteur Fabian Dapila, fonctionnaire du groupe de traduction de la Bible connu sous le nom de SEED Company.

L'atelier se terminera le 19 mars 2016 avec l'adoption de résolutions et de recommandations.

Publié par Benoît B. Assorow, Directeur des Communications, SECAM.

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