Le SECAM appelle à une plus grande transparence dans la gouvernance des activités minières
Une conférence de deux jours sur le dialogue et la médiation dans les zones touchées par l'exploitation minière s'est achevée à Harare (Zimbabwe), avec un appel pressant pour une plus grande transparence, une justice environnementale et une participation communautaire à la gouvernance des activités minières dans l'ensemble du Zimbabwe et de l'Afrique australe.
Cette conférence s'est déroulée à la Maison du Synode Afrique à Harare du 3 au 4 juin sous le thème « Promouvoir la paix, la justice environnementale et la résilience communautaire ». Organisé par le Symposium des Conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SECAM) en collaboration avec la Réunion interrégionale des évêques d'Afrique australe (IMBISA) et la Conférence des évêques catholiques du Zimbabwe (ZCBC), ce programme permet de réfléchir aux conséquences sociales, économiques et environnementales des activités extractives.
"L'exploitation minière doit être une gestion et non une exploitation"
Guidée par l'appel biblique, « Que la justice descende comme des eaux, et la justice comme un ruisseau qui coule constamment » (Amos 5:24), les participants, plus de trente, ont souligné que les avantages de l'exploitation minière doivent atteindre les communautés locales.
A COMMUNIQUE publié lors de cette conférence a souligné que « l'exploitation minière doit être l'intendance et non l'exploitation », faisant écho à la vision écologique du pape François dans l'encyclique Laudato Si. Les participants se sont dits préoccupés par le fait que de nombreuses communautés demeurent appauvries malgré la présence de zones riches en minéraux. Ils ont cité les promesses brisées des investisseurs, les lois sur l'exploitation minière dépassées, la faible responsabilité des entreprises, la dégradation de l'environnement, le déplacement des familles et l'exclusion des femmes, des jeunes et des personnes handicapées des processus décisionnels.
Participation accrue de la communauté
La conférence a décidé de préconiser des mesures plus transparentes et plus responsables, y compris des réformes de la législation minière et la publication des recettes minières. Les délégués ont également appelé à l'accessibilité des mécanismes de règlement des différends, à la revitalisation des comités locaux de développement et à une plus grande participation des collectivités à la gouvernance minière.
Dans un appel fort à toutes les parties prenantes, le communiqué indiquait que « les gouvernements, les entreprises, la société civile et les communautés doivent agir ensemble ». Il a exhorté les sociétés minières à respecter les cultures locales, à protéger l'environnement et à accorder une indemnisation équitable aux communautés touchées.
En conclusion, les participants ont affirmé leur engagement à transformer l'exploitation minière d'une source de conflit en voie de paix et de justice. Citant les paroles de l'Écriture, ils proclamèrent : « Ne polluez pas la terre où vous êtes » (Nombres 35:33), réaffirmant leur détermination à protéger la création et à faire en sorte que les générations futures héritent d'un monde de dignité, d'abondance et d'espérance.
Charles Ayetan
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Télécharger le Communiqué de la Conférence ici: Communiqué sur la promotion de la justice environnementale et de la résilience communautaire Harare (Zimbabwe)


