Lettre ouverte au Président Buhari d'Anthony Cardinal Okogie, Nigeria

Père Don Bosco Onyalla · 30 août 2016 · 6 min lire

Lettre ouverte au Président Buhari d'Anthony Cardinal Okogie, Nigeria

CANAA || 29 août 2016

Voici le texte intégral de la lettre de l'archevêque émérite de Lagos, au Nigeria, Anthony Cardinal Okogie, adressée au Président du Nigéria, Muhammadu Buhari, datée du mardi 23 août 2016

lagos emeritus archbishop to pres buhariMonsieur le Président,

L'année dernière, quand vous avez pris vos fonctions, le chant du "Change", votre slogan de campagne, vous a introduit dans la Villa présidentielle. Aujourd'hui, les cris de «chasse» pouvaient être entendus à travers la longueur et l'étendue de notre vaste pays. La faim des Nigérians, non seulement pour la nourriture, mais aussi pour la bonne direction, pour la paix, la sécurité et la justice. Cette lettre vous invite à faire quelque chose rapidement et, si vous faites déjà quelque chose, à redoubler d'efforts.

Qu'il ne soit pas écrit sur les pages de l'histoire que les Nigérians meurent de faim sous votre surveillance. En tant que Président, vous êtes le principal serviteur de la nation. C'est pourquoi je vous demande instamment de répondre aux énormes attentes de millions de Nigérians. Un point dans le temps gagne neuf.

La voie vers l'avenir

C'est la deuxième année de votre administration. Toi et ton parti avez promis de conduire les masses en Terre promise. Ce n'est pas une tâche facile à mener. Mais en faisant campagne pour ce bureau, vous avez offert de prendre sur vous l'énorme tâche de leadership. Les Nigérians vous attendent pour tenir les promesses que vous avez faites pendant la campagne. Ils t'ont voté pour ces promesses.

L'introduction de réunions publiques est une idée louable. Mais dans la pratique, vous, pas seulement vos ministres, devez converser avec les Nigérians. Vous êtes le président. Vous devez leur rendre compte. Le fric s'arrête sur ton bureau. Même si votre administration n'a pas de baguette magique, donnez au moins quelques mots d'encouragement. Sur ce même point, veuillez informer vos ministres et insister pour qu'ils soient sincères et polis lors de ces réunions municipales. Leur sophisme ne vous servira ni
Des Nigérians.

Monsieur le Président, si vous voulez laisser un héritage crédible, venez 2019, en toute sincérité, s'il vous plaît réutiliser votre administration. Le changement est souhaitable. Mais ce doit être un changement pour le mieux. Que cela change
Sois réel. Le changement n'est pas réel lorsque de vieilles choses que nous devrions rejeter refusent de passer. Vous devrez jeter un regard critique sur votre cabinet, sur les politiques et les programmes de votre administration, et sur ceux qui vous aident à les formuler et à les exécuter. Vous aurez besoin de Jetez un coup d'œil critique à la façon dont vous avez pris des rendez-vous. Il est vrai que le bon sens dicte que vous nommez des hommes et des femmes que vous pouvez faire confiance. Mais si la plupart des gens en qui vous faites confiance viennent d'une partie du pays et pratiquent la même religion, vous et nous vivons tous dans l'insécurité.

L'économie nigériane n'a jamais été aussi terrible. En tant que président, vous êtes comme le pilote d'un avion volant en turbulence. Les temps agités apportent le meilleur ou le pire d'un pilote. Nous ne pouvons plus imputer la turbulence aux administrations du passé. Vous savez très bien que certains des fonctionnaires de votre administration ont servi dans des dispensations précédentes. Le blâme pour ce que nous avons vécu est en fait de caractère bipartite. Toute la classe politique doit se réunir, indépendamment des différences entre les partis, pour reconnaître sa culpabilité collective et chercher des moyens de sauver le navire qui coule que notre pays est devenu. Cela ne peut être fait si certains fonctionnaires de votre administration diabolisent et aliénent les membres de l'opposition. Si l'on veut qu'une grande partie de la responsabilité de la situation actuelle soit portée aux portes de toute la classe politique, la recherche de solutions doit impliquer tout le monde. C'est pourquoi personne ne doit être aliéné. Toutes les mains doivent être sur le pont.

This is the time to revitalize moribund industries, reinvigorate our agriculture, make our country tourist and investor friendly, and enable our young men and women to find fulfillment by contributing to the common good. None of these lofty goals can be achieved without good education. On this particular issue, recent appointments you have made in the education sector raise a question: have you really appointed the best?

Still on education, it is important that our universities be allowed to use their own criteria to admit students. It is a gross violation of the principles of federalism and academic freedom for the federal government to insist that only a federal parastatal can decide on who gains admission into our universities. It is the role of the university senate, not of government bureaucrats, to decide on who gets admitted and who is awarded a certificate.

THE WAR ON CORRUPTION

Mr. President, your desire to wage a war on corruption is just and noble. But a just war must be waged with just means. Those who have stolen the wealth of this country have broken the laws of our country. They must be treated according to the law and not outside the law, and the outcome of the judicial process must be respected by government. Even accused persons have rights. Where those rights are violated, we risk a descent to anarchy.

It is our candid opinion that corruption is not found in only one party. No political party in Nigeria has a monopoly of looters. That is why we need an EFCC that is thoroughly independent of the presidency, and an Attorney General without party affiliation working
in partnership with various independent accounting institutes. This will ensure that we come up with an objective list of those who plundered our treasury.

Mr. President, pardon me if I sound like a gratuitous counselor. I owe you the truth and nothing but the truth. In my life as a public figure and a religious leader, I have offered my counsel, for whatever its worth, to quite a number of Presidents in this country. I do this because I desire that you succeed. For the success of the leader is the success of the citizens. If there is no solution to Nigeria’s problem there may be endless war. You strike one town, you gain it, and you come again to regain it. Remember that you cannot put a crown on your head. It is the people who put it on you. Otherwise one day, you will get tired of it. Please listen to the legitimate cries of
your fellow citizens.

ANTHONY CARDINAL OKOGIE
EMERITUS ARCHBISHOP OF LAGOS

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