Jugement sur le Président de l'Afrique du Sud Ramaphosa
Jugement sur le Président de l'Afrique du Sud Ramaphosa
Sportlight. Afrique || Par Peter-John Pearson || 19 février 2018
Un certain nombre de personnes ont anaylsé et répondu au discours du Président Cyril Ramaphosa. Le P. Peter-John Pearson réfléchit au discours à la lumière de l'enseignement social catholique. Il explique pourquoi il pense que l'adresse de Ramphosa fait écho aux questions poignantes décrites dans l'enseignement social catholique.
Aucun dirigeant n'est jamais entièrement vertueux et l'histoire est parsemée de nombreux exemples de dirigeants qui commencent par l'intégrité et finissent sur les tas de déchets de l'histoire. On ne peut vraiment obtenir la mesure de n'importe quel leader à la lumière de moments particuliers. Le pape Pie XII dans son message de Noël de 1944 a souligné les attentes du public de ceux qui occupent des fonctions publiques, en particulier dans des moments de transition ou de turbulence. « Ceux qui, en temps de confusion politique, comprennent leur obligation de venir en aide à l'État et au peuple par leur solide expérience, leur bonté parfaite, leur justice équitable, leur volonté résolue de parvenir à l'unité nationale et à la paix dans un désir sincère de fraternité : persévérance dans la bonne entreprise. » [1]
La compréhension du leadership politique par Pie XII a été contextualisée pour la société contemporaine quelques décennies plus tard lorsque le cardinal Hume a parlé d'une « vision qui comprenait la reconnaissance d'une humanité commune, la nécessité d'agir ensemble et la croyance en la possibilité de changer ». Il a ensuite insisté sur l'importance de rétablir et d'établir des relations civiques, renforçant ainsi la société civile. Dans l'enseignement social catholique, la force dans une société repose fondamentalement sur de solides relations de confiance.[2]
Une lecture rapprochée du président Cyril Ramaphosa Discours sur l'état de la nation (SONA) révèle un puissant écho de la compréhension cardinale du leadership. Il nous offre également un document à côté duquel il mesure ses politiques contre les valeurs de liberté, de participation et d'égalité que la Commission théologique internationale a soulignées en 1985 en tant que repères pour évaluer le CST. Le discours est la seule indication que nous avons de ses priorités «présidentielles» et des valeurs sur lesquelles il fonde ses priorités publiques.
Du point de vue du CST, deux points sont importants. Ramaphosa a appelé au rétablissement des communautés de confiance face à la diminution de la confiance dans les institutions publiques et à l'affaiblissement de la confiance dans les dirigeants. Il a souligné que c'est à tout le monde de créer un destin commun. Jean-Paul II nous a rappelé que « tout le monde devrait mettre la main à l'œuvre qui tombe à sa part et qu'à la fois et immédiatement, de peur que le mal qui est déjà si grand, ne devienne par le retard, absolument au-delà du remède ». [3] Son engagement à réparer les injustices passées et les inégalités actuelles est essentiel pour établir le bien commun. Son engagement en faveur des services de base gratuits qui soutiennent 3,5 millions de ménages indigents et la poursuite du versement de 17 millions de subventions aux plus pauvres des pauvres résonne avec l'option fondamentale pour les pauvres, tout comme sa promesse de traiter efficacement avec ceux qui ont pillé les ressources de la nation et ceux qui ont établi une culture de cronie et de corruption. Tout acte de corruption est un vol des pauvres et tout acte de renversement de ces pathologies met des ressources à la disposition de ceux qui éliminent le fléau de la pauvreté. Sans justice économique et sociale fondamentale, il ne peut y avoir ni avenir durable ni paix. Le Pape Paul VI dans son allocution à l'ONU a rappelé au monde que "si vous voulez que la paix travaille pour la justice".
A second point of interest was the number of times he promised to hold summits on a variety of important and often contested issues ranging from investment to jobs. While some decried this emphasis as an entrenchment of a culture of talking at the risk of it diminishing action: from a CST perspective it undergirds the importance of dialogue as a powerful way of ensuring the inclusion of usually excluded voices in the process of developing public policy. In addition it enhances the important habit of relating publically with each other. Iverleigh points out that “the habit of relating publically to each other builds up relationships of trust…. the ‘social capital’ so praised by Benedict XVI in Caritas in Veritate 32.” [4] By its very nature, summits open spaces for the participation of civil society. After a time when civil society necessarily had to spend its energies on contestation and criticism of the previous political leadership, the calling of summits holds the potential for engaging civil society in constructive engagement around critical issues, knowing full well that that engagement will also strengthen the hand of civil society in holding government accountable.
In a country plagued with a history of identity politics and a growing exclusion of the poor from any meaningful decision making about their own futures, creating spaces for dialogue and thus building incrementally those communities of trust, is critical for any sustainable life together.
This brings me to a final point: some commentators have said that the SONA was just more of the same. That misses an important point. It might well be more of the same, but it is more of the same in a significantly different environment. For the first time, at least since the firing of former Finance Minister Nene in 2015, there seems to be a spirit of hope in South Africa. That, given our recent political history, is no small feat. A solid indication of pursuing the quest for justice, enhancing a dialogical culture together with appropriate processes that implement such dialogues, and the generation of hope, are indeed the benchmarks of CST and a sign of the times in South Africa. SA.
[1] Christmas Message. Radio Broadcast 23.12.1944, Acta Apostolicae Sedis, Year 37, pp 10-23
[2] Iverleigh, Austin. Faithful Citizens. DLT. London 2010 p7
[3] CA 56
[4] Iverleigh supra p. 60
Source: Sportlight.Africa…


