LES FEMMES CATHOLIQUES EN AFRIQUE VEULENT A TOUT PRIX TROUVER REPONSE AUX DEFIS DE LA RECONCILIATION ET DE LA COEXISTENCE PACIFIQUE EN AFRIQUE


Les Femmes Catholiques demandent d’être mieux impliquées comme instruments et symboles de la promotion de la paix et de la réconciliation au sein de leurs familles, de leurs communautés et de la société, en général, et en particulier en ce temps où l’Afrique a crucialement besoin de réconciliation eu égard aux violences et conflits interethniques, culturels et politiques.

Cet appel a été solennellement lancé par le Révérend Père Charles Odira, Chargé de la Coordination Pastorale au sein de la Conférence Episcopale Nationale des Evêques du Kenya å l’occasion de la Messe d’ouverture de la Rencontre Panafricaine des Associations des Femmes catholiques portant sur la Culture de la Paix et de la Réconciliation, tenue å Nairobi, Capitale du Kenya, du 30Aout au 3 Septembre 2015. Ladite Conférence a pour thème : « Les Femmes africaines en perspective de l’Année Africaine de le Réconciliation ». Y prennent part des délégations provenant de 18 pays des 4 coins de l’Afrique.

Prenant la parole comme célébrant principal de la célébration eucharistique, le Père Odira a souligné que la réconciliation ne consiste pas avant tout å se demander qui a tort et qui a raison, mais plutôt un cœur prêt å se réconcilier avec les autres sans conditions. «Trouve des voies et moyens pour te réconcilier avec ton prochain, ton voisin /ta voisine même quand tu rencontrerais des résistances », a-t-il insisté.

Comme femmes et mères, a-t-I rappelé, vous avez les potentialités d’user de votre pouvoir de persuasion et d’amour pour promouvoir la réconciliation, dans n’importe quelles situations où vous vous trouveriez ». Le Père Odira les a ainsi exhorté å réfléchir sur leur vie en tant que femmes et de ré-découvrir qu’elles ont été dotées des dons particuliers par Dieu grâce auxquelles elles peuvent contribuer å construire un continent réconcilié et où les peuples habitent et cohabitent pacifiquement. Dans son homélie, le célébrant principal du jour a par ailleurs souligné n’est pas d’abord une idée abstraite ni un fait fortuit, mais avent tout un don qui se donne et se reçoit du plus profond du cœur.

“Ne pensez pas, a-t-il conclu son sermon, que la réconciliation est une question concernant seulement le politique, mais les chrétiens comme membres – fils et filles- de l’Eglise en ont également besoin. Priez et travaillez quoi que cela coûte pour que les stigmates de l’Afrique tristement connu comme un continent de violence, de conflits et de guerres se cicatrisent”, a-t-il conclu.

Auparavant, dans son allocution de bienvenue, le Vice Chancelier ou Recteur de l’Université Catholique d’Afrique de l’Est (the Catholic University of Eastern Africa, CUEA, en sigle), le Révérendissime Mgr Pius Rutechura, a fait remarquer qu’il y a deux ans, une Conférence des Etudiantes Catholiques provenant de 19 pays d’Afrique a eu lieu dans le même Aula de la CUEA. Il a ainsi remercié le Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) pour avoir choisi d’organiser cette Conférence Panafricaine, une fois de plus, ici au Kenya.

Pendant la séance d’orientation et d’inauguration, le Révérend Père Joseph Komakoma, Secrétaire Général du SCEAM, a tenu å souligné que sans l’engagement actif des femmes de beaucoup d’instances de responsabilité au sein de l’Eglise, il n’y aurait sans doute pas cette Eglise africaine si active et si prometteuse d’avenir. Il a également fait remarquer que dans toutes les dimensions de l’agir pastoral de l’Eglise, au niveau diocésain, et paroissial en particulier, les femmes excellent en termes d’implication et d’engagement et sont en termes de nombres et de qualité, nul ne saurait en douter, plus efficaces et efficientes que quiconque dans l’Eglise d’Afrique et de Madagascar, aussi bien que dans la société parmi les fidèles laïcs. Il a ajouté, par ailleurs, qu’en raison du rôle que les femmes jouent ainsi dans l’Eglise et dans la société, les Evêques d’Afrique et de Madagascar, dans une de leurs résolutions de la 16eme Assemblée en Plénière ont souligné l’importance et le rôle des femmes dans l’œuvre d’évangélisation et de réconciliation en Afrique.

“Dans la tradition africaine, les femmes sont les partenaires dignes de respect en matière de l’éducation des enfants ainsi que de toute la société, en particulier concernant la culture de la paix et de la réconciliation, et pour ce faire, en rassemblant les délégations des femmes africaines membres des Associations des Femmes catholiques ici å Nairobi, le SCEAM souhaite travailler main dans la main avec ces leaders en vue de pouvoir atteindre ainsi par leur biais autant de femmes que possible pour la réussite de la célébration de l’Année Africaine de la Réconciliation, qui s’étend du 29 juillet 2015 au 29 juillet 2016 », a-ti-l ajouté.

Le Père Komakoma a également dit que l’attente du SCEAM est que les femmes catholiques en Afrique ne devraient plus continuer d’exister sous les auspices de l’Union Mondiale des OrganisationS DES Femmes catholiques, mais qu’elles ont å s’exprimer comme une Organisation des Associations des Femmes Catholiques au niveau continental.

Pour sa part, Madame le Professeur Laura Wangai, Secretaire Executif de l’Association des Femmes Catholiques de l’Archidiocèse de Nairobi, au Kenya, a donné une présentation en diapositives de son Association, qui pourrait être considérée, comme un modèle pouvant inspirer toute l’Afrique.

Les 15, 000 membres de ladite Association ont un certain nombre de projets qui comprennent notamment la construction d’un complexe scolaire Sainte Monique ; des projets d’autofinancement et des activités d’auto-promotion par voire publicitaire, des services de charité et d’assistance aux nécessiteux, notamment pendant le deuil, et un projet d’une mutuelle de solidarité de santé pour les membres…

Un exposé portant sur le Contexte Socio-culturel, Economique et Politique de l’Afrique aujourd’hui a été présenté par le Révérend Père Rigobert Minani, SJ, Directeur de l’Institut des Etudes sur la Paix, fonctionnant å Nairobi, Kenya. Il a, entre autres, donné un aperçu de différents degrés de développement de l’Afrique et des défis auxquels le continent continue de faire face.

Il a fait remarquer que même si quelques pays du continent sont des pays émergents en termes de croissance économique, il y a encore cependant beaucoup de défis en termes de degré élevé de pauvreté, de chômage et de déseouvrement de la jeunesse. Ce défi, a-t-il dit, constitue un paradoxe qui résulte d’une démocratie en souffrance et des institutions juridiques et économiques déficientes sur l’ensemble du continent.

“Si les hommes pour qui vous votez ne sont pas capables en train de changer pour le mieux le train-train de notre vie, il est grand temps que vous les femmes puissiez vous engager å monter au créneau des espaces où se prennent l es décisions dans les sphères politiques.”, a-t-il recommandé.

La Conférence de trois jours organisée par le Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) avec l’appui de MISSIO, Aachen, Allemagne, et le Fonds de Solidarité de la Conférence des Evêques Catholiques des Etats Unis d’Amérique [the Solidarity Fund of the United States Conference of Catholic Bishops (USCCB)], deux parmi les agences partenaires du SCEAM et abritée par l’Association des Membres des Conférences Episcopales d’Afrique de l’Est (AMECEA).

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