Séminaire sur l'autonomisation des religions africaines à Lomé
A Lomé, au Togo, des religions catholiques d'Afrique se sont réunies du 4 au 9 septembre pour répondre à leur autonomie et à leur sécurité.
Le Symposium des Conférences Episcopales d'Afrique et de Madagascar (SCEAM) et l'organisation catholique allemande Missio Aachen ont organisé un séminaire sur l'autonomisation des religions africaines à Lomé. Plus de cent références africaines et d'experts en provenance de Trente Pays d'Afrique et d'ailleurs participent aux travaux de cette rencontre ouverte jeudi 4 septembre. C'était en présence de Mgr Lucio Andrice Muandula, évêque du diocèse catholique de Xai Xai au Mozambique et vice-président du SCEAM, du président de la Conférence des évêques du Togo, Mgr Benoît Alowonou, évêque de Kpalimé, et du président de Missio Aachen, le père Dirk Bingener.
L'urgence de l'autonomisation des congrégations religieuses, l'évêque de Kpalimé « sous-entend que la question aigue du financement des missions de l'Église soit mieux appréhendée sous l'angle de la solidarité, de la transparence, de la confiance et de l'innovation dans les modes et les conditions de financement ».
Lors de cette session, en cours, la question de l'autonomisation des communautés religieuses du continent estbordée sous plusieurs aspects, telles que la stratégie et les domaines de financement de Missio, les propositions de projets et le processus de financement, les facteurs de risque d'abus et la protection.
« Il est évident qu'une forte dépendance économique fragilise les personnes humaines et les expose plus facilité à toutes sortes d'abus », Sœur Marie Diouf, présidente de la Confédération des Conférences des Supérieur(e)s Majeur(e)s de l'Afrique et de Madagascar (COSMAM/COMSAM). Selon cette religies Sénégalaise, les congrégations religieuses en Afrique ont besoin d'un appui sur le plan financier pour développer leurs stratégies d'autonomisation, notamment en matière de formation et d'exécution des capacités, d'accompagnement en vue d'une gestion financière et comptable, peut de financement de projets significatifs génériques de revenus. Membre de la Congrégation des Filles du Saint Cœur de Marie, au Sénégal, la présidente de la COSMAM a exhorté les partenaires financiers « à aller vers des investissements à long terme en faveur des congrégations religieuses ».
Supérieure de l'institut des Sœurs de Notre-Dame de la Trinité et vice-présidente de l'Union des Supérieures Majeurs du Togo (USUMATO), Sr Fidélia Dotsey, s=estjouie de la tenue de ce séminaire à Lomé. Selon elle, ce séminaire sur l'autonomisation des religions africaines répond à la déclaration du Pape Paul VI lors de sa visite à Kampala en 1969, qui affirme que les Africains sont leur « propres missionnaires ».
Le président de Missio Aix-la-Chapelle, le père Dirk Bingener, a félicité les religions du continent qui sont « proches des gens et, dans de nombreux endroits, idéal le visage de l'Église », mais qui sont, en même temps, exposés à des situations d'exploitation et d'exploitation. « Nous devons contribuer à améliorer la situation économique des congrégations féminines, en particulier les congrégations diocésaines qui mettent à contribution l'ensemble de leur environnement local, car c=est aussi la dépendance économique qui rend les gens vulnérables aux abus et à l=exploitation », a-t-il déclaré.
Charles Ayetan


