Institut jésuite Afrique du Sud "sérieusement préoccupé" par le harcèlement du ministre des Finances

Père Don Bosco Onyalla · 25 août 2016 · 5 min lire

Institut jésuite Afrique du Sud "sérieusement préoccupé" par le harcèlement du ministre des Finances

CANAA || Par le Père Don Bosco Onyalla, Nairobi || 25 août 2016

jesuit frs in safrica on finance minister harassing 2016La direction des Institut jésuite Afrique du Sud exprime de sérieuses préoccupations auprès de la Direction sud-africaine des enquêtes sur les crimes prioritaires (DPCI), connue sous le nom de HAWKS, au sujet de la décision d'interroger le ministre des Finances Pravin Gordhan sur les allégations de corruption.

Dans une déclaration datée du jeudi 25 août, les pères jésuites Anthony Egan et Russell Pollitt décrivent la convocation de M. Gordhan par les HAWKS comme « un harcèlement qui, selon tous les témoignages, n'a ni légitimité ni crédibilité ».

Les HAWKS ciblent la criminalité organisée, la criminalité économique, la corruption, ainsi que toute autre infraction grave, que le Président national ou le Service de police sud-africain (SAPS) peut renvoyer à la Direction.

Le HAWKS affirme qu'en sa qualité de ministre des Finances, M. Gordhan a fait des approbations douteuses et facilité la création de structures au sein du Service du revenu de l'Afrique du Sud (SRAS), «qui ont recueilli, recueilli, évalué et corrélé les renseignements en violation de l'article 3 de la loi de 1994 sur le renseignement stratégique national 39».

Les Pères jésuites déclarent : « Il n'y a pas de base légale pour accuser M. Gordhan, le motif est clairement politique » et ajoutent : « dans les derniers développements, les HAWKS ont renforcé l'impression qu'ils sont utilisés comme procurations politiques par le président Zuma et/ou ceux liés au président dans leur lutte pour un accès illimité aux fonds de l'État ».

En attendant, une déclaration datée du mercredi 24 août, le ministre des Finances de l'Afrique du Sud, Pravin Gordhan, confirme avoir reçu une lettre de la HAWKS « demandant que je me présente à leurs bureaux le 25 août 2016, à 14h00, afin d'obtenir une déclaration d'avertissement de ma part ».

Dans la même déclaration, M. Gordhan refuse de se soumettre à la DPCI et déclare : « Je n'ai donc pas l'intention de me présenter pour une déclaration d'avertissement pour de nombreuses considérations, tant juridiques que compte tenu de mes autres engagements. Je demeure déterminé à aider le HAWKS dans toute enquête de bonafide, comme je l'ai indiqué dans ma déclaration.

« J'ai fourni un compte rendu complet des questions que le HAWKS avait soulevées dans leurs 27 questions le 18 mai 2016, » déclare M. Gordhan.

Il ajoute également : « J'ai un travail à faire dans un environnement économique difficile et je sers l'Afrique du Sud du mieux que je peux. Laisse-moi faire mon travail."

Les lettre du HAWKS fait référence en particulier à l'enquête sur la "contravention of public finance management Act, 1999, prevention of the corruption activities Act, 2004 and contravention of National Strategic Intelligence Act, 1994, et al: Brooklyn CAS 427/5/2015".

« Si l'affaire contre M. Gordhan s'avère malveillante, comme l'indique la preuve, alors les individus du HAWKS qui en sont responsables, et ceux qui les ont ordonnés, doivent être tenus personnellement responsables de leurs actes », concluent les Pères jésuites dans leur déclaration.

Vous trouverez ci-dessous le texte intégral de la déclaration de l'Institut jésuite d'Afrique du Sud.

DÉCLARATION SUR LES HAWKS ET LEUR FOURNITURE DU MINISTRE DU FINANCEMENT, M. PRAVIN GORDHAN

25 août 2016

L'Institut jésuite d'Afrique du Sud est gravement préoccupé par, ce qui semble être, le harcèlement continu par le HAWKS du ministre des Finances, M. Pravin Gordhan. Ce harcèlement, qui n'a aucune légitimité ni crédibilité, a de graves conséquences pour le pays. La chute de la monnaie locale mardi/mercredi est révélatrice des conséquences économiques pour une économie déjà en difficulté.

It is well known that Mr. Gordhan, together with business in South Africa, has worked tirelessly to avert a ratings downgrade for the country. If this disturbing attack on Mr. Gordhan by the HAWKS continues, a ratings downgrade will become a reality and it will have devastating consequences for South Africa – especially the poorest of the poor.

The HAWKS are rapidly losing any credibility they may have had as an impartial and trustworthy law enforcement agency. They are ignoring the much more credible allegations against British American Tobacco. There is no legal basis for charging Mr. Gordhan, the motive is, clearly, political. Just a few months ago the compromised HAWKS head, Berning Ntlemeza, assured Mr. Gordhan that he was not being investigated. What has changed or was Ntlemeza not telling the truth?

Furthermore, in the latest developments the HAWKS have reinforced the impression that they are being used as political proxies by President Zuma and/or those connected to the President in their battle for unrestricted access to state funds, particularly in connection to the nuclear procurement deal and South African Airways. If there is cause for concern, and Mr. Gordhan needs to be investigated, a credible body must be tasked with doing the investigation.

It is also concerning to note, after the Finance Minister debacle in December 2015 and the damage that firing of Mr. Nene did to the economy, that President Zuma continues to allow this kind of action to be pursued. Once again President Zuma’s government displays a leadership which is self-serving. It does not care about the common good. To step in now, Mr. President, and end this racket and put the country’s struggling economy first, may be your last opportunity to show that you are concerned about the common good.

If the case against Mr. Gordhan is proved to be malicious, as evidence suggests, then the individuals at the HAWKS who are responsible for this, and those who ordered them, must be held personally liable and accountable for their actions.

For further information please contact:

Fr. Anthony Egan, SJ

Political Analyst/Social Ethicist

+ 27 72 938 4553 OR a.egan@jesuitinstitute.org.za

Fr. Russell Pollitt, SJ

Jesuit Institute Director

+ 27 82 737 2054 OR r.pollitt@jesuitinstitute.org.za

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