La violence familiale est un défi majeur pour la famille : l'archevêque en Ouganda
La violence familiale est un défi majeur pour la famille : l'archevêque en Ouganda
CANAA || Par le Père Don Bosco Onyalla, Nairobi || 22 août 2016
L'archevêque de Tororo en Ouganda, Mgr Emmanuel Obbo, a identifié la violence domestique comme le principal défi auquel la famille est confrontée dans son territoire ecclésiastique.
« Le principal défi auquel nous sommes confrontés aujourd'hui est la violence familiale dans presque toutes les familles », a déclaré l'archevêque Obbo à la CANAA mercredi dernier, le 17 août, lors d'une entrevue à son bureau.
« Il y a ce que nous appelons toutes les couleurs de la violence familiale, tous types, et personne n'est épargné : un enfant, un étudiant, une mère, un père, vit de la violence familiale », a-t-il expliqué et ajouté, « Nous travaillons pour que la communauté gère cette violence familiale. »
La violence prend la forme de combats physiques avec certains maris qui battent leur femme, « dans certains cas les femmes battent leur mari », de coups d'enfant, de souillure d'enfants, y compris l'inceste « et les jeunes filles ne sont pas libres de vivre dans cette société », a expliqué l'archevêque.
« C'est une préoccupation pour la famille, c'est une préoccupation pour la société, surtout, c'est une préoccupation pour l'Église, et nous ne pouvons pas nous taire », a décrié Mgr Obbo.
Il a décrit la violence domestique sur son territoire comme un « mode de vie » provoqué par le manque d'acceptation des situations personnelles, s'opposant à ceux qui disent que la pauvreté est derrière le comportement.
« Les gens ne sont pas satisfaits de leur mode de vie, le temps court, les gens sont en compétition, ils veulent voir de meilleures choses, mais ils ne peuvent pas voir de meilleures choses en eux-mêmes, et cela frustre », a expliqué l'archevêque.
Pour relever le défi, l'archevêque Obbo a établi dans chaque déanerie une aumônerie pour la violence domestique afin de superviser la campagne contre la menace, avec des comités dans chaque paroisse.
« Les gens accueillent favorablement cette campagne contre la violence familiale », a confirmé Mgr Obbo, ajoutant que les membres du comité sont formés à traiter toutes sortes de questions liées à la violence familiale.
« Nous obtenons des familles qui ont vécu (violence domestique), qui ont été formées, guéries ou guéries elles-mêmes, se réconcilient, et elles diffusent leur témoignage aux autres, leur enseignant d'un endroit à l'autre », explique Mgr Obbo.
Ceux qui font partie de la commission paroissiale voyagent avec des familles individuelles pour aider les membres en conflit à découvrir les problèmes qui les opposent à la violence et à la recherche de moyens non violents pour relever les défis.
L'Archidiocèse utilise également des émissions de radio pour discuter des défis et faire participer les agents d'application de la loi à la lutte contre les auteurs de violence familiale.
« Je suis heureux que mon clergé et mes religieux et catéchistes qui travaillent avec moi dans cette agence pastorale, nous essayons de faire ce que nous pouvons de la base à mon bureau pour voir que la violence familiale est réduite à zéro », a-t-il dit.
L'entrevue complète qui sera bientôt disponible sur la radio en ligne CANAA...


