Déclaration de la faillite nationale Une partie du Soudan du Sud sur la voie du redressement, le président principal propose
Déclaration de la faillite nationale Une partie du Soudan du Sud sur la voie du redressement, le président principal propose
CANAA || Par le Père Don Bosco Onyalla, Nairobi || 10 juillet 2017
Un haut prélat catholique au Soudan du Sud propose que les dirigeants du pays déclarent la faillite comme un moyen pour la reprise économique alors que la nation déchirée par la guerre marque six ans depuis son indépendance du Soudan le 9 juillet 2011.
"Ce sera une position courageuse du gouvernement en ce moment le plus crucial pour déclarer qu'il n'y a pas d'argent au Soudan du Sud", a proposé l'évêque Barani Eduardo Hiiboro, président de la Conférence des évêques catholiques du Soudan.
Dans son message à l'occasion du sixième anniversaire de l'indépendance du pays, Mgr Barani a expliqué qu'une telle déclaration « faite avec amour et détermination » aurait l'impact positif de permettre des mesures adéquates qui aboutiraient à des réformes pour construire l'économie du pays.
La proposition de l'évêque Barani's pourrait être informée par la décision du gouvernement d'annuler cette année les célébrations officielles de l'indépendance, l'annulation étant annoncée pour la troisième année consécutive.
Dans un pays où « il est difficile pour beaucoup de gens d'offrir même un repas par jour », le président Kiir a déclaré lors de son allocution à la nation le dimanche 9 juillet que son gouvernement n'a pas jugé approprié de dépenser les maigres fonds à sa disposition pour les célébrations.
Le Soudan du Sud est en proie à une guerre civile depuis décembre 2013.
Malgré les accords de paix signés, la guerre civile s'est poursuivie avec une extrême insécurité alimentaire, des morts, des déplacements et une économie ravagée qui a eu des conséquences regrettables.
La nation la plus jeune du monde a porté le label négatif de vivre l'une des pires crises humanitaires causées par l'homme.
Vendredi dernier, le 7 juillet, le pape François a exhorté les dirigeants du monde qui se réunissaient pour le sommet du G20 en Allemagne à Hambourg à donner « priorité absolue » aux efforts visant à mettre fin aux guerres, en faisant « un appel sincère à la situation tragique au Soudan du Sud, dans le bassin du lac Tchad, dans la Corne de l'Afrique et au Yémen ».
Pendant ce temps, l'évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Juba, Santo Laku Pio, a décrit dimanche le dialogue national, que le président Kiir a annoncé, comme une « perte de temps » et expliqué, « Le problème est politique et il doit être résolu par les dirigeants politiques. Riek Machar, Salva Kiir, Lam Akol et tous ceux qui ont pris les armes, ce sont eux qui discutent et apportent la paix. »
"Les citoyens ordinaires n'ont pas encore créé de problème, c'est pourquoi nos fidèles citoyens sont capables de rester trois mois sans salaire et ils ne montrent même pas. Ils vont encore travailler, vous ne le verrez jamais dans aucun pays du monde », a déclaré Mgr Santo lors de son homélie du dimanche.
En plus de déclarer faillite nationale, Mgr Barani a appelé à un cessez-le-feu global, un dialogue national caractérisé par « un réseau inclusif pour la paix dans le pays » ainsi que des prières soutenues pour la paix.
Voici le texte intégral du message de Mgr Baranis à l'occasion du sixième anniversaire de l'indépendance du Soudan du Sud
Espoir pour la paix !
Message de prudence sur le 06ème Années Sud Soudan Indépendance Juillet 9ème 2017
Barani Eduardo Hiiboro Kussala, évêque du diocèse catholique de Tombura-Yambio et président de la Conférence des évêques catholiques du Soudan
Pas d'argent ! Pas de paix ! AUCUNE CÉLÉBRATION DU SUD-SUD 06JE JOURNÉE DE L ' INDÉPENDANCE
Ce quatorzième dimanche en temps ordinaire, dans notre calendrier liturgique catholique coïncide avec la sixième année d'indépendance de la République du Soudan du Sud. Comment parler ou parler et quel message peut sortir de ma bouche?
Pour moi, une tension continue. Je dois avouer que chaque fois que la vie de la prière, de l'adoration et de l'Écriture sont alignées trop étroitement avec le désir national, je deviens nerveux. Je trouve que les représentations du drapeau de la République du Soudan du Sud ont été particulièrement gênantes. De telles approches traversent trop souvent la ligne du nationalisme, une idolâtrie qui brouille la distinction de la souveraineté de Dieu et du dessein national comme si l'un était égal à l'autre. Deutéronome 10:20 désigné pour aujourd'hui dit, "...lui seul vous adorerez."
En effet, six ans après la libération, la crise humanitaire du Soudan du Sud est pire que jamais, avec de graves violations des droits de l'homme et une guerre civile brutale persistante. Soudan du Sud 2011 indépendance a été gagné lorsque plus de 98 % de son peuple a voté pour rompre avec le Soudan. Cela a suivi deux périodes de lutte armée prolongée qui ont commencé au milieu des années 1950 et ont finalement tué environ 2,5 millions et déplacé plus de 4 millions.
Ne vous méprenez pas. Je suis patriote et je suis reconnaissant d'être citoyen de la République du Soudan du Sud. Il y a une place appropriée pour les cœurs reconnaissants pour les sacrifices faits pour protéger notre terre de la tyrannie et de l'oppression. Quand à notre meilleur, nous avons été un exemple de libération de l'esclavage.
J'aime profondément être né Sud-Soudanais, et je remercie Dieu de m'avoir donné naissance dans ce bel endroit. Je vois fièrement le Soudan du Sud grandir à l'âge de six ans depuis sa naissance le 9 juilletème 2011.
Après avoir visité de nombreux endroits dans le monde, je conserve toujours mon amour pour ce pays, je ne sais pas comment et pourquoi. La seule réponse que je peux donner est que Dieu voulait que je sois un Sud-Soudanais et que je sois une dans chaque goutte de sang dans mes veines.
Comme nous sommes sur le seuil des 6ème Journée de l'Indépendance juste à l'intérieur d'une base profonde de guerres civiles, je intensifie mes prières pour ma chère Mère Soudan du Sud. Alors que je vieillis et que le Soudan du Sud est jeune encore une fois dans une guerre insensée, je continue à me demander: sommes-nous complètement éloignés du chemin, des rêves, des espoirs et des désirs pour notre nation bien-aimée?
Mes premières réflexions sur la Journée de l'Indépendance vont au Soudan du Sud. Ces héros et martyrs de 1820-2005 et d'autres, comme le roi Gbudue, William Deng, Clément Mboro, John Garang, etc., me remplissent d'un sentiment de fierté parce que ma foi chrétienne parle aussi de la misère de « l'esclavage ». Les premiers livres de la Bible nous disent comment Dieu voulait que le peuple esclave d'Israël soit libéré. La liberté est le premier don de Dieu.
L'indépendance du Soudan du Sud m'a aidé à comprendre le message de Dieu – la liberté du péché, la liberté de Satan, la liberté d'une vie éloignée de Dieu.
Maintenant je ne peux pas croire – Pas d'argent, pas de paix et pas de célébration des 6ème Années Indépendance du Soudan du Sud Indépendance??? Ma mère le Soudan du Sud est blessée par tous ces maux. Je suis triste, mais pas sans espoir.
Je veux continuer à travailler pour l'unité de mon pays. Je veux passer ma vie pour une paix durable, une paix qui a été volée par certains. Il y a beaucoup, beaucoup comme moi, de toutes les religions, qui n'ont pas abandonné l'espoir.
Je crois que l'état actuel du pays n'est qu'une phase de transition. Plus tôt ses fils et ses filles s'aperçoivent qu'il est urgent de respecter les valeurs éternelles de notre mère Soudan du Sud, plus vite le Soudan du Sud restera fidèle à sa vocation divine originelle.
La liberté est le don de Dieu. La paix est le don de Dieu. Les dons de Dieu sont destinés à Ses enfants. L'indépendance n'est pas une réalisation unique, mais elle est forgée quotidiennement, réalisée quotidiennement. L'indépendance n'est pas une réalité extérieure, mais une force intérieure qui vient seulement d'en haut.
Ma prière: Le Seigneur, chaque Soudan du Sud, bâtissons-la de l'intérieur. Apprenez-nous que construire un Soudan du Sud beau, fort et stable ne doit pas partir de la réalité extérieure, mais de l'intérieur.
Cela semble-t-il idéaliste, Seigneur ? Mais vous nous avez déjà enseigné et continuez à nous apprendre par où commencer. Je veux être le premier à faire ça, Seigneur.
I deeply love being born a South Sudanese, and I give thanks to God for giving me birth in this beautiful place. Seeing South Sudan growing up and discovering herself she makes to maturity of stability and peace.
After visiting many places around the world I still conserve my love for this country, I don’t know how and why. The only answer I can give is that God meant me to be South Sudanese and that I am one in every drop of blood in my veins.
Yet we also need to hear faithful and prophetic critique when what we do as a nation is in conflict with the Gospel, and be willing to confess our sin when we are the source of oppression. As disciples of Christ and yet citizens of a nation, what does loving our enemies (Matthew 5:44) and loving the stranger in our midst (Deuteronomy 10:19) look like in national policy? These are not small questions.
My messages of peace, courage and confidence for National Day such as this is that South Sudan Independence, as we painfully now see it for the third time not being celebrated nationwide, hence, it is the beginning of a quest for an ever-changing understanding of freedom.
Our early national struggles for political autonomy soon have led to the continuing struggle for economic freedom! As a matter of fact, freedom today includes human rights, minority rights, refugee rights and workers´ rights. Thus dialogue must be undertaken, as Jesus did and taught, across our cultures as well as within our respective cultures.
The 6ème Independent Celebration of our nation can be strongly honored and made to bear lasting fruits must include the below areas among others:
1. Comprehensive ceasefire: The country is loaded with violence and war by all the fighting forces or people holding arms. All of them must for the love of this beautiful nation South Sudan lay down their weapons of wars. This must be followed by an inclusive all entities in struggle in sort of roundtable peace negotiation.
2. The National Dialogue: The national dialogue launched by the president has to be in all forms an inclusive networking for peace in the country. This must be support by all means and it should remain neutral for the sake of truth. At this juncture since the National Dialogue has been launched, relative in some parts of the country is being lived and harmony is developing, let us all resolve to rally round together, shedding all differences to achieve advancement in the economy, sustainable peace culture and the reconciled life of the
3. Declaration of National Bankruptcy in South Sudan is necessary: It will be a courageous stand by the government at this most crucial time to declare that there is no money in South Sudan. Such declaration done with love and determination will generate quick fix plus gradual reform to building the economy of SouthI know that it cannot be absolute that a nation such as South Sudan is without money. Surely, sovereigns will always have the ability to meet debt obligations. Simple because our assets should always exceed our liabilities, which surely must be the technical reason for bankruptcy.
But I feel strongly that where we are now as nation, with no greater reservation it has become very necessary, for South Sudan to declare itself bankrupt. It must in principle still be possible for South Sudan to go bankrupt.
First foremost, to justify my claim, my calculation is simple; it is important to understand how public (government) debts work. When a country can no longer pay the interest on its debt or convince anyone to lend it money, it has reached bankruptcy. The most obvious cause of this spotted state of bankruptcy of our beloved South Sudan includes civil war or financial mismanagement by the government!
Secondly, another biting sign of bankruptcy is that there is massive inflation for consumers and businesses. Stock prices have plummet, along with the value of our nation’s currency. As the value of money falls, bank runs may result as terrified citizens rush to withdraw cash from their accounts. Last week in Yambio the only Kenya foreign bank we had closed down, the manager said one of the reasons they have closed services is that citizens withdraw their money, and they never bring more money into that in return.
Thirdly, area suggesting winning cases for bankruptcy is that there is high rate of social and political unrest. No services being provided including descent salaries to the working classes, etc.
But! But! But! There is hope and there is way out of this! To avert bankruptcy or to cope with its effects, our insolvent government has to take courage to look abroad for a bailout. Some countries have done it in past and have survived! Nations in recent memory includes Ukraine, Argentina and Greece. In fact when the Greece economy crashed in 2009, they went to the IMF, the European Central Bank and the European Commission, who collectively, issued the first of two international bailouts for Greece.
4. Praying continually for Peace: Beloved people of South Sudan we must pray hard for peace! to inspire the hearts of people with love and trust for each other, irrespective of the ethnicities or community they belong to, thus making life in South Sudan more meaningful and joyful. In plan B we have to go FARMING – this is indeed sustainable!
It is important for people to learn from their respective faith or social backgrounds how to live in this new nation, South Sudan as peaceful human beings and not to create difficulties for our fellow human beings. It is also equally important, to learn how to resolve differences of opinion and arrive amicably at solutions which would satisfy the cross-sections of people living in our country.
The gift of the Christian faith, deeply rooted in our national identity, is a most powerful force to achieve change and transformation of every individual and every people. We should not forget on this national day that values such as respect for human life from conception to natural death, respect for the family, the foundations of society, Family and Life, justice and respect for the rights of the weaker citizens, honesty and protection of creation must be upheld by every individual South Sudanese and for the authorities.
Let us continue to pray for South Sudan for stable peace, Amen!
God bless you and God bless South Sudan!
Barani Eduardo Hiiboro Kussala
Évêque du diocèse catholique de Tombura-Yambio &
President of Sudan Catholic Bishops Conference


