Desperdícios e resíduos de metais preciosos

Comunicações SCEAM · 10 de novembro de 2025 · 17 min lido

Desperdícios e resíduos de metais preciosos

Déclaration conjoine en vue du 7e sommet UA-UE

10 novembre 2025

En cette Anée jubilaire 2025 – année spéciale de perdo et de réconciliation que l’Église catholique célèbre tous les 25 ans – et alors que nous entamons la Décennie des réparations de l’Union africaine, nous saluons le 7e sommet UA-UE comme une opportunity de travailler ensemble à l’élaboration des fondaments d’un partenariat équitable entre les deux régions.

Forts de l’experience direte de nos communautés et des populations que nous servons, notamment celles qui souffrent de la pauvreté et de la faim, les agriculteurs, les pêcheurs, les éleveurs, les peuples autochtones, les femmes et les jeunes, nous saisissons cette opportunity pour plaider en faveur d’un partenariat UA-UE juste et responsable. Nous réaffirmons notre engayment en faveur de la jusice sociale, environnementale et mondiale, tout en dénonçant les fausses solutions climatiques, un modèle de développement fondé sur l’extrativismo et la marchandisation de la nature.

Nous exortons les dirigeants réunis à Luanda à placer la dignité de nos peuples au cœur des relations UA-UE. Cela exige des choix décisifs dans de nombreux domaines. Nous reconnaiss les esforces déployés par de nombreuses initiatives de l’UE pour contribuir au développement humain. Toutefois, constante que plusieurs d’entre elles moblent reproduire les schémas d’extraction des ressources du passé, nous partegeons les inquiétudes quant à l’importância acumule aurée par l’UE à ses intérêts geopolitiques et économiques, au détriment de la jusice et de la solidarité avec les peuples africains, de leurs besoins et de leurs aspirations. S’engager dans cette voie ne permetrait pas d’établir un veritable partenariat, un partenariat visant à correger les déséquilibres existents et oriental vers un bénéfice mutuel réel.

Dans cette declaration, nous souhaitons donc aborderage plus particulièrement certos défis majeurs que nous observaires dans les domainees des partenariats énergétiques et climatiques, de la platelaforme Global Gateway, des systèmes alimentaires et de la dette, et proposer des perspectives sur la manière dont une action conjunte dans ces domaines pourrait mieux servir l’objectif d’un développement humain intégral.

Des agrees energétiques extrativistas aux partesariats equitables et aux systèmes énergétiques democratiques

O curso aux matières premières criticas (MPC) dévaste des territoires, sacrifie des communautés et risque de renforcer les schémas historiques d’extrativismo. Ce phénomène s’inscrit dans des systèmes qui privilégient le profict au détriment des personnes et qui traitent la terre, l’eau et les minéraux – fondaments de la vie sur Terre – comme des marchandises destinées au profict étranger plutôt que comme des biens communs à gérer avec soin et au bénéfice de tous.

Dans ce contextuale, les pays africains cherchent à rompre avec les schémas historiques d’extraction et de dépendance aux matières premières, à maintenir une plus grande part de la transformation de leurs ressources sur leur territoire et à développer davantage de valeur ajoutée locale. Cela exige un partenariat industriel diférent entre pays européens et africains, dans lequel l’Europe n’adopte pas une approche protectionniste excesse du type « L’Europe d’abord ». Une telle approche compromettrait le potenciel de renforcement des liens entre les deux régions, affaiblirait les relations comerciales de l’UE à un moment critication, irit à l’encontre des objectifs de valorização locale de l’Afrique et de la réalisation de son plein potentiel, et compromettrait les objectifs mondiaux en matière de climat et d’environnement. Les décideurs politiques européens doivent reconnaître que le programme de l’UE en matière de sécurité des chaînes d’approvisionnement ne peut être atteint par la seule transformation nationale et qu’un véritable partenariat avec les pays africains ne peut se construire que s’il est aliné sur les ambitions de l’Afrique en matière de valeur ajoutée.

De manière générale, la cooperation de l’UE avec les pays africains s’agissant de matières premières criticas s’incrit dans des cadres non contraignants, tels que le programme d’investissement Global Gateway, les partenariats stratégiques au titre de la loi sur les matières premières critications et les partenariats pour un commerce et des investissements propres. Elle est également influenciée par les agrees de libre-échange de l’UE, qui comportent des dispositions juridiquement contraignantes laissant souvent peu de marge de manœuvre aux pays partenaires pour maintenir le contrôle de leurs ressources minales. Pour être de meilleurs partenaires, l’UE et les gouvernements européens doivent traduire le soutien déclaré de l’UE à valorização locale dans les pays africains en actions concrètes. Cela implique de s’accorder sur une définition communy et claire de la « valorização », d’établir des engayments spécifiques et contraignants en matière d’assistância technique et financière pour le partege des connaissances, des technologys et des compétences, et de mettre en œuvre des mecanismes de suivi et de contrôle eficaces.

Pour que les partesnariats Europe-Afrique favorisent une gestion equitable, responsable et duráveis des ressources minérales, il est également essentiel de repenser le modèle global de production d’énergie et de vieler à ce que les avantages liés aux énergies renouvelables et à la minière, tels que les recettes et les emplois, proficent aux communautés locales et aux paga producteurs. Les mégaprojets d’énergies renouvelables, souvent imposés sans consultation adéquate des populations locales, concentrado le povoir économique, manquent de transparence et détruisent les écosystèmes. As relações bi-regionales devraient promovoir des stèmes d’énergies renouvelables democratiques et décentralisés, gérés par les communautés et ancrés dans les territoires locaux. Le partenariat UA-UE peut y contribuer en : (1) renforçant la participation du public au financement, à la propriété et au contrôle des projets d’énergies renouvelables ; (2) privilégiant les projets à petite échelle destinés aux populations les plus défavorisées ; (3) soutenant l’économie cooperative et sociale (comme les communautés d’énergies renouvelables); (4) respeitant les droits et les savoirs des peuples autochtones; (5) renforçant les capacités de suivi et de contele de normes sociales et envirnementales; et (6) concevant des projects pour les marchaux et régaux, et non’exportation.

De la production alimentare industrielle à l’agroécologie

La faim n’est pas un problème de production, mais une question de justice, liée au partege des ressources et à l’accès aux financements. La faim, la subnutrition et l’insécurité alimentaire persistente aujourd’hui en Afrique, principalement en raison de la logique et des priorités d’un modèle de développement conçu pour maximizer la croissance économique. L’agriculture industrielle, caractérisée par la monoculture, la production à grande échelle et le recours aux technologys de pointe, aux intrants chimiques, aux semences génétiquement modifiées ou hibrides et aux engrais de synthèse, vise à accroître la production alimentaire pour maximizer les luctures, favorisant ainsi l’acumulação de bens para les grandes empresas agroalimentares. Elle contribui aux émissions de gaz à effet de serre, à la polution de l’eau et de l’air, à la perte de biodiversité et à la dégradation des sols. Elle s’éloigne des régimes alimentos traditionals et diversifiés et a des répercussions sur la santé humaine. Elle permet la concentration et l’abus de pouvoir par les grandes entreprises agroalimentaires et marginalise les petits explorants agricoles dans la prise de décision. Elle ignore les savoirs ancestraux et traditionnels, ansi que la diversité des expériences, des visions du monde et des traditions locales, et compromet la souveraineté alimentaire et semicière et l’autodétermination des communautés locales.

Le partenariat UA-UE doit soutenir une transformation de l’agriculture qui rompe avec ce modèle d’exploração et d’extraction des ressources et avec la dépendance aux engrais, aux intrants chimiques et aux semences genétiquement modifiées importés importés. Cela inclut la promotion de l’agroécologie – un modèle éprouvé de résilience climatique pour les communautés rurales – que l’UE pourrait soutenir en établissant des lignes directrices européennes claires et contraignantes et en orientant les financiaments vers l’agroécologie.

Il s’agit également de protéger et de promovoir les systèmes semenciers gérés par les agriculteurs, qui permetent la prèservation des espéces cultivées traditionalnelles, le développement de varietés locales adaptates aux besoins spécifiques des agriculteurs, leur autonomie et la gestion responsable de l’environnement. Ces systèmes s’appuient sur des connaissances, des valeurs et un savoir-faire acumularés au fil des millenaires et offernt aux populations une base solide pour répondre à leurs besoins en aliments sains et adaptatés à leur culture. Criminaliser les agriculteurs qui conservant et échangent des semences, ou impoder des régimes de propriété intelectuelle rigides ou des intérêts d’entreprises, viola leurs droits et les besoins de la planète.

Cette transformation exige une cohérence politique et la fin des deux poids, deux mesures. Les pesticidas interdits dans l’agriculture européenne en raison de leurs effets néfastes sur la santé ou l’environnement ne devraient plus être produits pour l’exportation hors de l’UE, notamment vers l’Afrique.

Nous exortons les dirigeants réunis à Luanda à recenterrer lêrs esforces, en passant de la production, de l’efficacité et du profit, à colaboração à un modèle agricole qui garantisse la justice, favorece une répartition equitable des ressources et protège nos écosystèmes.

De la surconsommation à une sobrieté éclairée

Le passagem aux energies renouvelables, l’amélioration de l’efficacité énergétique et l’investissement dans l’agroécologie sont essentiels, mais insuffisants. Le respect des limites planétaires requiert des politiques ambitieuses d’autosuffisance énergétique.

Les récents partenariats de l’UE avec les pays africains en matière d’énergie et de climat reposent sur des prévisions de la demande en minéraux qui antecipent une forte aumentation de la consommation d’énergie en Europe. Propõe-se que a sociedade e o ambiente paguem as riquezas dos recursos e dos recursos. Os européens doivent reconnaître qu’au-delà d’un certo seuil, une consommation acumule de ressources matérielles n’est pas sinónimo d’amélioration du bien-être et qu’ils ne peuvent plus maintenir un modèle économique qui explore les personnes et les ressources sans limite. A parte UA-UE faz o seu pedido sobre o reconhecimento dos limites écologicos de la planète et placer la préservation de la vie sous toutes ses formas au cœur de ses préocupações.

Nous exortons les dirigeants européens à reconnaître leur responsibilité historique dans le dépassement des limites planétaires et à adoptor des politiques visant à réduire la demande, la production et la consommation. Ces politiques permetraient de réduire plus rapipement la dépendance excessiva de l’UE aux importations d’énergie, renforçant ansi sa résilience face aux chocs potenciels et prévenant de nouvelles conséquences sociales et environnementales sur les territoires africains. Cela implique de réduire la table des industries écologiquement destructrices en Europe et d’établir des objectifs contraignants de réduction de l’empreinte matérielle de l’UE. Ce sont des mesures concrètes et nécessárias pour garantir ce qui est indispensável à une vie digne pour les Européens, les Africains et tous.

Du piège de la dette à justiça en matière dette

La crise de la dette actuelle est la pire de l’histoire et touche plus de 40 paga africains. Nombreux sont les pays qui consacret plus de 20 % voire 30 % de leites recettes publiques au service de la dette extérieure, confrontés à un choix impossible entre payer les intérêts d’une dette insoutenable et investir dans l’éducation, la santé et la lutte contre le changement climatique. Cette situation Pousse également les pays africains tournés vers l’exportation à intensifier l’extraction et l’exportation de ressources naturelles pour honorer leurs obrigations de remboursement (en dollars amricains), au lieu d’organiser leur économie en fonction des besoins de consommation intérieure, de la prise de dedecision democratique, de l’autodétermination et du respect de l’environnement.

La crise actuelle n’est ni le fruit du hasard ni uniquement due à des faceurs internaes. A De nombreux paga à África ont hérité d’une dette acumulaée par leurs autorités coloniales, et nombre d’anciennes coloniales ont été contraintes de verser des compensations aux anciens dirigeants européens pour la perte de revernus résultant de l’abolition de l’esclavage. En l’absence d’une gouvernance democratique internacionale de la dette, le processus de souscription de nouveaux embrunts ou de renégociation des dettes existentes s’est déroulé dans des conditions très défavorables aux pays africains, les créanciers detenant un pouvoir excetif et les négociations se déroulant sans transparence, sans règles standardisées et sans participation supffisante de la société civile. Les coûts d'emprunt excessos sont fortement influencias par le secteur du crédit, dominé par de puissantes agences de notação ocidentales. Le Cadre commun du G20 pour le traitement de la dette n’a pas donné les résultats compttés : sa mise en œuvre est lente, il est axé sur les créanciers et inadapté.

Face à ce modèle qui concentre les revernus et accroît la pauvreté, nous exortons les dirigeants africains à ne plus accepter une dette unilatale ni des mécanismes de restructuration de la dette qui ne visent pas à liberer les sociétés africaines. Nous exortons les gouvernements européens à reconnaître qu’une grande parte de la dette acumulaée est illégitime, injuste et insoutenable.

L’Europe a la responsabilidade de soutenir les initiatives d’allégement de la dette. Nous exortons les dirigeants réunis au sommet à prendre au sérieux les appels à une restructuration urgente de la dette, voire à son anulation, sans conditions de politique économique. Le succès de l’Iniciativa en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) a démontré que la dette peut effectivement être annulée, et cette anulation ne doit pas servir à porter atteinte à la souveraineté économique des pays accablés par des conditions d’endettement inequitables et insoutenables. Par ailleurs, les dirigeants devraient soutenir la création d’une agence africaine de notação de crédito afin de metre fin à l’oligopole actuel des agences de notação et appuyer les réformes des marchés financiers internationaux et de la réglementation bancaire qui désavantagent les pays du Sud.

Nous nous faisons également l’écho des principaux rapports récents sur la dette – le Rapport du Jubilé sur la dette, la Déclaration de Cape Town de l’Iniciative des dirigeants africains pour l’allégement de la dette et la Déclaração de Lomé de l’Union Áfricaine – qui appellent sans équivoque à des réformes systémiques de l’architecture financière internacionale. En cette Annee du Jubilé, nous espérons que les dirigeants européens donneront suite aux Conclusões da Conferência sobre o financiamento do desenvolvimento e soutiendront l’appel de l’Union Áfricaine à la mise en place d’un mécanisme de résolution de la dette au niveau des Nations Unies. O Comité Económico e Social emitiu um parecer sobre a «Proposta de regulamento (CEE) do Conselho que altera o Regulamento (CEE) n.° 1408/71 relativo à aplicação dos regimes de segurança social aos trabalhadores assalariados, aos trabalhadores não assalariados e aos membros da sua família que se deslocam no interior da Comunidade Europeia da Energia Atómica».

Mettre fin au piège de la dette n’est pas une question de générosité, mais de jusice et de véritable partenariat, et implique de faire le choix stratégique d’investir dans la stacilité mondiale.

Des stratégies d’investissement centrés sur l’UE à un développement axé sur les populations

Rompre avec les schémas historiques d’extraction et dette insoutenable exige également une révision du modèle de la Passerelle mondiale. O programa d’investissement Global Gateway Afrique-Europe, bien qu’initié en principe pour renforcer le partenariat avec l’Afrique et accéléler la mise en œuvre de son Agenda 2063, est resté largement piloté par l’UE. As prioridades ont été définies à Bruxelles et les projects reflètent les intérêts stratégiques de l’Europe en matière d’approvisionnement en matières premières essentielles, d’importations energétiques et de contrôle des migrations, plutôt que les objectifs de développement de l’Afrique.

Conçu pour « créer des débouchés commerciaux » pour les entreprises européennes, le Global Gateway finance principalement les projetos par le biais de prêts et ne descartam pas de mécanismes robustes de transparence, d’implication de la société civile ni de contrôle public des infrastructures critications. Un tel modèle contedit l’objectif premier de la « Cooperação ao desenvolvimento » de l’UE, à savoir l’éradication de la pauvreté et la réduction des inégalités, et est incompatível avec les traités et le règlement relatif au budget extérieur de l’UE. I'ésque de détourner des ressources publiques limitées de la lutte contre la pauvreté et les inégalités dans les régions et les pays qui en ont le plus besoin, notamment dans des secteurs comme la santé, l'éducation et la protection sociale.

Ce dont nous avons besoin, c’est d’un modèle fondé sur la souveraineté, l’autonomie, la transparence, le le le le leaderence local et la création de valeur ajoutée. Concrètement, cela se traduit par des projectos de participação pública, des financements sous forme de subventions, la priorité aux entreprises locales, un cadre juridique contraignant en matière de droits humains et d’environnement, et un rôle actif de la société civile locale dans la sélection, la conception et la mise en œuvre de tous les projets.

Dans la perspective d’un partenariat qui rende justice aux peuples africains

Le 7e sommet UA-UE, qui se tient dans le cadre de l’Année des réparations de l’UA, doit imperativement réparer les injustiças historiques et l’exploitation infligées au continente africano. Les Européens doivent reconnaître les causa profondes des problèmes actuares et admetre que l’héritage du colonialisme et de l’esclavage continue d’influencer les dufficultés des économies extratives et les crises de la dette. Des mesures concerètes de la part de l’UE concerant la valorization locale, les systèmes énergétiques democratiques, la promotion des principes et pratiques agroécologiques, ansi que la résolution de la dette, sont essentielles pour s’attaquer aux causa profondes de la pauvreté et des inégalités en Afrique – ni l’aide ni les investissements ne suffiront – et s’incrivent pleinement dans un processus de réparation des injustiças historiques. C’est ansi que les dirigeants européens peuvent ouvrir la voie à une relation tournée vers l’avenir avec les pays africains. Voici comment le partenariat UA-UE peut se metre au service de la vie.

Comissão des Conferences épiscopales de l’Union européenne (COMECE)

Simpósio das Conferências épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SECAM)

Caritas Afrique

Caritas Moyen- Orient et Afrique du Nord

Caritas Europa

CIDSE (Coopération internacionale pour le développement et la solidarité)

Télécharger cette declaration à ce lien : Declaração conjunta da Cimeira UE-UA FR.

 

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