Déclaration SECAM pour la COP31/Protéger l'Afrique Les forêts, les eaux, les terres et la biodiversité : protéger l'Afrique signifie protéger la planète
SECAM Déclaration pour la COP31
Protéger l'Afrique Forêts, eaux, terres et biodiversité :
Protéger l'Afrique signifie protéger la planète
En tant qu'Église catholique en Afrique, le Symposium des Conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SECAM) invite les gouvernements, les partenaires de développement, les institutions financières internationales, les entreprises, la société civile et tous les gens de bonne volonté qui participent à la COP31 à reconnaître que la protection des forêts, des eaux, des terres et de la biodiversité de l'Afrique est essentielle pour sauvegarder la planète et assurer un avenir juste et durable aux générations présentes et futures.
En effet, l ' Afrique abrite des écosystèmes d ' importance mondiale. Au cœur de ce patrimoine écologique se trouve la forêt tropicale du Bassin du Congo, la deuxième plus grande forêt tropicale du monde et l'un des réservoirs les plus vitaux de carbone et de biodiversité. Ses forêts, ses cours d'eau, ses zones humides et ses tourbières régulent le climat, favorisent les moyens de subsistance, favorisent la sécurité alimentaire et l'eau et servent à la fois de foyer et de fondement culturel à des millions de personnes. La protection du bassin du Congo n'est donc pas la seule responsabilité de l'Afrique; elle est une responsabilité mondiale.
La SECAM est particulièrement préoccupée par les pressions interdépendantes qui pèsent sur les forêts et les ressources naturelles de l'Afrique, notamment le déboisement et la dégradation des forêts, l'exploitation non durable des minéraux et du bois, l'expansion agricole, la dégradation des terres, l'insécurité hydrique, la perte de biodiversité, la pollution et les effets des changements climatiques. Ces pressions touchent de façon disproportionnée les communautés pauvres et vulnérables, notamment les peuples autochtones, les communautés locales, les femmes, les enfants et les jeunes, dont les moyens d'existence et le bien-être dépendent directement d'écosystèmes sains. Dans l'esprit de « Laudato Si. » et de l'Eglise, la SECAM appelle à une réponse climatique qui place la dignité humaine, l'intégrité écologique, la justice intergénérationnelle et le bien commun au centre. L'Afrique ne doit pas être considérée simplement comme une source de ressources naturelles ou comme un bénéficiaire de l'aide au climat. Les pays et les communautés africains doivent être reconnus comme des partenaires et des responsables essentiels de l ' effort mondial visant à faire face aux crises du climat et de la biodiversité.
Le SECAM demande donc:
- Amélioration de la protection des écosystèmes essentiels du bassin du Congo et de l'Afrique, y compris les forêts, les zones humides, les tourbières, les rivières, les savanes et les écosystèmes côtiers—par une coopération nationale, régionale et internationale efficace.
- Un financement accru et prévisible du climat et de la biodiversité en Afrique, y compris des subventions et des financements très concessionnels, avec des ressources atteignant les niveaux national et local, ainsi que les communautés qui protègent ces écosystèmes et en dépendent.
- Reconnaissance et protection des droits et de la participation des peuples autochtones et des communautés locales, y compris leurs droits fonciers, leurs savoirs traditionnels, leurs moyens de subsistance et leur participation effective aux décisions touchant leurs territoires et leurs ressources naturelles.
- Gestion responsable et durable des ressources naturelles de l'Afrique, en veillant à ce que les investissements dans les secteurs minier, forestier, agricole, infrastructurel et autres respectent les garanties environnementales, les droits de l'homme et les intérêts des communautés, tout en contribuant au développement local.
- Protection des ressources en eau de l'Afrique, reconnaissant que l'eau est fondamentale pour la dignité humaine, la santé, la sécurité alimentaire, la paix et le développement durable. La gouvernance de l'eau doit accorder la priorité à un accès équitable, à la protection des bassins versants et à la résilience des collectivités confrontées au stress hydrique lié au climat.
- La restauration des terres et des écosystèmes dégradés, parallèlement aux investissements dans l'agriculture régénératrice, les moyens de subsistance durables, les solutions fondées sur la nature et la conservation locale, afin de renforcer la résilience écologique et le bien-être des communautés.
- Greater accountability from governments, businesses, and financial institutions, including transparent environmental and social safeguards, as well as effective mechanisms that allow communities to participate in decision-making and obtain redress in the event of environmental or social harm.
- A just transition that creates opportunities for young people, women, and vulnerable communities in Africa through green jobs, renewable energy, sustainable businesses, climate-smart agriculture, and other forms of environmentally friendly economic development.
Notre engagement
SECAM is committed to collaborating with the African Union, regional economic communities, national governments, Catholic institutions, Caritas, “Justice and Peace” commissions, religious communities, indigenous peoples and local communities, civil society, the academic world, and international partners to strengthen advocacy, environmental education, community mobilization, responsible ecological stewardship, and climate action across the continent.
Africa’s forests, waters, lands, and biodiversity are not limitless resources. They are part of the “common home” entrusted to humanity. The Congo Basin must be protected, not only for the sake of Africa, but also for the generations that will inherit our planet.
On the occasion of COP31, SECAM calls for solidarity expressed through concrete action, for funding that reaches local communities, for development that respects Creation, and for climate justice that acknowledges both Africa’s contribution and its vulnerability.
Protect Africa’s forests.
Protect Africa’s waters.
Protect Africa’s lands and biodiversity.
Protect Africa and protect the planet.
Accra, 6 November 2026
✠ Fridolin Cardinal Ambongo
Archevêque de Kinshasa
Président du SCEAM
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