RAPPORT DU SECAM - 17ème ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE

Communication SCEAM · 25 juillet 2016 · 15 min lire

Vos Éminences

Vos Excellences

PRÉAMBULE

C'est un grand honneur pour moi de faire ce rapport au 17ème Assemblée plénière du SECAM, depuis mon élection à Kinshasa (RDC) en juillet 2013. J'ai ensuite accepté humblement votre confiance en moi et je me suis engagé à faire de mon mieux en tant que président du SECAM. J'ai promis de renforcer SECAM en intensifiant nos relations avec le Saint-Siège et les organisations sœurs d'autres continents. J'ai promis que le SECAM continuera de respecter le principe de subsidiarité en travaillant avec les régions et, le cas échéant, avec les conférences nationales. Ce rapport reflète donc ce que nous avons essayé de faire ces trois dernières années.

Il me manquerait, de ma part, si je ne rendais pas d'emblée hommage à mon frère Evêque au sein du Comité permanent dont l'engagement et le dévouement ont rendu possible tout ce que nous avons accompli pendant cette période. Dans le même ordre d'idées, je remercie notre personnel du Secrétariat, qui a poursuivi son travail diligent malgré les difficultés bien connues qu'il rencontre, financièrement, pour joindre les deux bouts.

Je voudrais également reconnaître de tout cœur l'aide inestimable que nous avons reçue de nos partenaires coopérants. Vous savez tous que les fonds que nous recevons chaque année des cotisations d'adhésion ne sont que suffisants pour couvrir la moitié du budget annuel renouvelable du SECAM. Nous ne sommes en mesure de respecter nos obligations mensuelles que sur le plan des salaires, des réunions statutaires et de l'entretien général. Toutes nos activités programmatiques sont financées par des donateurs.

Avec ces quelques mots d'introduction, j'en viens au rapport principal.

  1. MAINTENANT

Immédiatement après la fermeture des 16ème Assemblée plénière, une réunion de transfert a été organisée entre le comité permanent sortant et le comité permanent en cours. Je remercie sincèrement mon prédécesseur, Son Eminence Polycarpe Cardinal PENGO, et son équipe, pour le travail bien fait pour la manière fluide et professionnelle dont le transfert a été fait.

  1. VISITE A L'EUROPE

Étant donné que les 16ème L'Assemblée plénière venait d'adopter le premier plan stratégique quinquennal, qui devait se dérouler de 2013 à 2018, et notre défi immédiat était de rendre ce plan stratégique opérationnel. Le Secrétariat avait élaboré un plan d'action triennal en accord avec les deux grandes commissions, à savoir l'évangélisation (et toutes les autres activités pastorales) et la justice, la paix et le développement (avec tous les programmes sociaux de développement humain). Les détails sur la façon dont le plan a été mis en oeuvre seront traités dans les divers rapports ministériels qui vous seront présentés.

La présidence du SECAM et tous les hauts fonctionnaires du Secrétariat se sont rendus en Europe, grâce au parrainage du MISSIO Aachen, pour rencontrer des partenaires clés afin de nous aider à financer les activités énumérées dans le Plan stratégique. Au cours de la visite, la délégation du SECAM a tenu des réunions de haut niveau avec MISSIO Aachen et Misereor (à Aachen) et les directeurs du CIDSE à Luxembourg. Entre-temps, la délégation a également pris le temps de visiter la Conférence épiscopale allemande.

En résumé, les discussions ont porté le fruit de faire de MISSIO Aachen le partenaire clé de SECAM pour les activités pastorales. À Misereor, un contrat pour la troisième phase du projet de bonne gouvernance a été signé et des engagements de contribuer au financement du même projet de bonne gouvernance ont été reçus de divers organismes membres du CIDSE après les avoir rencontrés.

  1. VISITE AD LIMINA

En février, un autre jalon a été franchi lorsque le SECAM s'est rendu au Saint-Siège pour la première fois Ad Limina visite. Des discussions fructueuses ont eu lieu avec diverses dicastères et le Secrétariat d'État. Le point culminant de la visite a été l'Audience avec le Saint-Père, le Pape François, le 6 février 2015. En votre nom, le Comité permanent a fait savoir au Saint-Père que le SECAM avait proposé de célébrer l'Année africaine de la réconciliation à partir de 29ème Juillet 2015 à 29ème Juillet 2016. Nous avons également invité le Saint-Père à se joindre au SECAM pour célébrer notre Jubilé d'Or en 2019 (Ouganda). Un rapport de ceci est disponible dans vos sacs de conférence.

  1. STATUTS SECAMIQUES

Pour remplir le mandat qui nous a été confié par les 19ème Assemblée plénière, nous avons effectivement soumis au Saint-Siège, les Statuts qui ont été adoptés à Kinshasa (2013), demandant une Recognitio. La Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples a renvoyé les Statuts avec quelques commentaires mineurs. Nos avocats canoniques ont pris en considération ces commentaires, et renvoyé les Statuts à Rome. Vous entendrez plus tard les détails de ce processus des canonistes puisque cette question est inscrite à l'ordre du jour de cette Assemblée plénière.

  1. LA SYNODIE SUR LA FAMILLE

Le SECAM a joué un rôle clé dans les activités précédentes et celles qui ont suivi le Synode extraordinaire (2014) et le Synode de fond sur la famille (2015).

  1. Pour Synode extraordinaire: Le SECAM, par l'intermédiaire de la Commission d'Evangélisation, a pu organiser diverses réunions consultatives et séminaires impliquant des évêques, des théologiens et d'autres agents pastoraux, en vue de renforcer la participation de l'Eglise en Afrique au Synode extraordinaire des évêques en octobre 2014. Une brochure intitulée "L'Afrique au Synode extraordinaire sur la famille: Solidarité pastorale organique et contribution", a été produit en cinq langues (français, anglais, portugais, espagnol et italien), et envoyé, en copie papier, à toutes les Conférences épiscopales nationales et régionales d'Afrique et de Madagascar et aux Cardinaux africains durant la semaine du 15 au 20 septembre 2014. Le texte imprimé a ensuite été distribué aux Pères synodaux africains par un groupe de théologiens qui ont accompagné les évêques SECAM au Synode extraordinaire sur la famille.

  1. CEE-SECAM: Le Comité permanent et un certain nombre d'Evêques européens, réunis à Maputo (Mozambique), fin mai 2015, pour réfléchir ensemble sur le thème “La joie de la familleVoir le message de la réunion en annexe.

  1. Préparatifs du Synode sur la Famille: Du 8 au 11 juin 2015, à Accra, le SECAM a organisé un atelier pour les Pères synodaux d'Afrique sur le thème « La famille en Afrique : quelles expériences et quelles contributions à la XIVe Assemblée ordinaire du Synode des évêques ? L'atelier a attiré 49 participants dont 32 Pères synodaux. L'atelier a été animé par un comité scientifique avec l'appui du personnel du Secrétariat. Un livre a été produit qui a été distribué pendant le Synode et des exemplaires sont encore disponibles pour les évêques qui n'en ont pas reçu. Au même atelier, une déclaration commune a été signée pour être soumise à l ' Assemblée générale des Nations Unies. > >Compte tenu de l'évolution actuelle du continent africain, dans la perspective du Sommet de New York du 25 au 27 septembre pour l'adoption d'un « programme mondial de développement pour l'après-2015 ».

  1. SECAM JOUR

Je suis heureux d'annoncer que le 29ème En juillet de chaque année, nous avons commencé à célébrer la Journée SECAM au niveau du Secrétariat. J'espère que vous avez également commencé à faire de même dans vos régions, conférences et diocèses. Nous avons déjà convenu qu'une collection spéciale doit être faite le dimanche le plus proche du 29 juillet et envoyer 75% de la collection à SECAM.

  1. L ' ANNÉE DE RECONNAISSANCE

L'Année de la réconciliation a été lancée le 29ème De juillet 2015 au 29 juillet 2016. Une affiche spéciale a été produite par le Bureau des communications et distribuée à de nombreuses conférences. Je suis sûr que nous en entendrons plus sur la façon dont cette année spéciale de réconciliation a été célébrée lorsque nous écoutons les rapports régionaux.

  1. DÉCLARATION COMMUNE SUR LA COP21

A la lumière de l'Encyclique du Pape François, Laudato Si, SECAM a rejoint tous les organes continentaux de l'Eglise catholique et du Saint-Siège en signant une déclaration commune sur le changement climatique adressée aux chefs d'État lors de leur Sommet Cop 21 en France, en novembre 2015. Le Secrétaire général a signé en mon nom, car je ne pouvais pas me rendre à Rome à l'époque en raison de problèmes urgents.

  1. NOMINATION DU PRÉSIDENT

Après une longue période de recherches, le Comité permanent a finalement pu trouver une personne volontaire en la personne de Mgr Emannuel BADEJO, évêque d'Oyo (Nigéria), qui a généreusement accepté d'être évêque président du CEPACS en attendant la ratification par cette Assemblée d'août. Il s'emploie déjà à relancer le CEPACS et à promouvoir l'Agence de presse catholique pour l'Afrique (CANAA), des questions qu'il développera dans son discours.

  1. SECAM AU STATUT D'OBSERVATEUR

Au cours de la période considérée, le SECAM a finalement signé le protocole d'accord avec l'Union africaine en qualité d'observateur. Nous avons désigné l'archevêque d'Addis-Abeba comme représentant du SECAM pour interagir avec l'UA. Un bureau de liaison composé d'un agent de programme du SECAM a été ouvert pour travailler en étroite collaboration avec l'archevêque d'Addis-Abeba. Le Bureau du programme en dira plus sur cette question. Il suffit de dire que cette Assemblée plénière doit ratifier la désignation de Son Eminence Berhaneyesus D. Cardinal SOURAPHIEL CM, comme représentant officiel du SECAM à l'UA.

  1. LA NATURE DU SECAM

A partir du Congo Brazzaville, lorsque j'ai assisté à l'Assemblée plénière de la région de l'ACERAC, une réflexion sur la "Nature du SECAM" a été initiative que je voudrais que les 17ème La plénière en débat de fond. C'est dans le contexte du SECAM qui a réfléchi aux nouveaux défis pastoraux qui se posent dans notre Eglise en Afrique et comment se positionner de manière adéquate pour répondre à ces défis. La promulgation de l'Exhortation apostolique, Evangelii Gaudium, par le Pape François, et son appel aux Articles 16 et 32, pour que les Conférences repensent leur rôle, il est devenu pertinent que nous, évêques d'Afrique, réfléchissions à la façon dont nous pouvons parler ensemble à travers une Institution clairement définie et bien structurée. Voir la brève réflexion jointe à ce rapport que j'ai eu l'occasion de présenter à AMECEA et RECOWA-Cerao en plus de l'ACERAC.

  1. MISE EN RÉSEAU

Au cours de la période considérée, le SECAM a continué d'interagir avec les principales dicastères du Saint-Siège, les conférences soeurs, en particulier les CCEE et les FABC, et nos partenaires coopérants. Nous devons encore renforcer ces liens. Nous avons cherché à mettre en œuvre l'obligation légale de travailler par le biais des conférences régionales. C'était notre approche lorsque nous avons tenu la réunion du Comité permanent en février de cette année à Nairobi (Kenya).

  1. VISITE PAPALE À L ' AFRIQUE

Bien que SECAM, en soi, n'ait pas été directement impliqué dans la récente visite papale en Afrique, nous avons réussi à envoyer des équipes en Ouganda et en République centrafricaine. Nous sommes très reconnaissants pour le soutien chaleureux et fraternel que nous avons reçu des Conférences épiscopales de l'Ouganda et de la République centrafricaine. Nous avons cependant pu envoyer un message de sollicitude pastorale au Saint-Père lors de sa première visite sur notre magnifique continent.

  1. DÉFIS

Le principal défi auquel se heurte SECAM est l'insuffisance des fonds pour pouvoir fonctionner normalement. Par exemple, à l'heure actuelle, nous ne sommes pas en mesure de revoir les salaires des fonctionnaires les moins bien rémunérés. Les principales activités que nous devons mener (réunions du Comité permanent) sont parfois à crédit, ce qui place SECAM dans une situation précaire d'encourir des dettes tout en ayant des flux de revenus très faibles.

Un événement tragique nous a frappés le 11ème Novembre 2014 lorsque le 1m Le secrétaire général adjoint de SECAM, le révérend Pierre Ile Bongonda BOSANGIA, s'est soudainement effondré dans son bureau et est mort peu après à son arrivée à l'hôpital voisin où il a été précipité. Que son âme repose dans la paix éternelle. Il n'a servi le Secrétariat que pendant un an, au cours duquel il s'est très bien acquitté. Nous remercions sincèrement l'archidiocèse de Kinshasa qui l'avait aimablement libéré pour venir à SECAM. Il nous a fallu presque un an pour chercher un remplaçant en la personne du Révérend Edouard Melchior MOMBILI, de l'Archidiocèse de Kisangani (RDC).

Voilà quelques-unes des questions que je pensais soulever dans mon rapport, laissant aux rapports du Secrétariat le détail des activités que nous avons menées depuis 2013.

+ Gabriel MBILINGI

Archevêque de Lubango (Angola)

SECAM Président

Cotonou, le 17 juin 2014

Objet: Nature du SECAM

Votre,

Éminences

Excellences

Depuis plus de dix (10) ans, notre Symposium des Conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SECAM) réfléchit à sa nature et aux nouveaux défis qui se posent dans notre Église catholique en Afrique.

Je voudrais me référer à l'Assemblée plénière de Dakar en 2003, où la publication de certains documents par le Pape Saint Jean-Paul II, a poussé notre Église à se repositionner et à se laisser remettre en question sur sa nature et son action. Comme le rappelle le préambule des statuts adoptés lors de cette réunion, nous pouvons faire référence à Ecclésia en Afrique, qui définit, à juste titre, l'Eglise Église-famille de Dieu; Novo Millennio Ineunte, le document qui a lancé le nouveau millénaire avec tout ce qu'il représenterait comme conséquences. Déjà, l'Assemblée de Dakar a ressenti la nécessité pour tout l'épiscopat africain de se réunir au moins une fois tous les neuf (9) ans.

La célébration du Deuxième Synode spécial pour l'Afrique, conduisant à la signature de l'Exhortation apostolique post-synodale Afriquee munus sur le sol africain, en novembre 2011, à Ouidah (Bénin), a également été une bonne occasion de renforcer cette réflexion sur la nature et les défis de l'Eglise en Afrique, pour un engagement concret et efficace. L'Assemblée plénière de Kinshasa en juillet 2013 a répondu à ces attentes en confirmant le texte de Dakar et en adoptant les nouveaux éléments apportés aux textes régissant notre Institution continentale.

Au moment où nous étions prêts à envoyer le texte des nouveaux statuts et règlements au Saint-Siège pour le ‘Récognitio«, qui a été le résultat de notre Assemblée plénière à Kinshasa, nous avons, providentiellement, reçu l'Exhortation apostolique du Pape François qui aborde, entre autres, la question de état des Conférences épiscopales: Evangelii Gaudium.

Deux passages de ce document peuvent nous guider dans nos réflexions en repensant la nature de notre SECAM:

N° 16: "J'étais heureux d'accepter la demande des Pères du Synode d'écrire cette Exhortation. Ce faisant, je récolte les riches fruits du travail du Synode. En outre, j'ai demandé conseil à un certain nombre de personnes et j'ai l'intention d'exprimer mes propres préoccupations au sujet de ce chapitre particulier de l'œuvre d'évangélisation de l'Église. D'innombrables questions concernant l'évangélisation aujourd'hui pourraient être abordées ici, mais j'ai choisi de ne pas explorer ces nombreuses questions qui appellent une réflexion et une étude plus poussées. Je ne crois pas non plus que le magistère pontifical devrait offrir une parole définitive ou complète sur toute question qui touche l'Église et le monde. Il n'est pas souhaitable que le Pape prenne la place des évêques locaux dans le discernement de toute question qui se pose sur leur territoire. En ce sens, je suis conscient de la nécessité de promouvoir une saine « décentralisation ».

N° 32: “Puisque je suis appelé à mettre en pratique ce que je demande aux autres, je dois aussi penser à une conversion de la papauté. Il est de mon devoir, en tant qu'évêque de Rome, d'être ouvert aux suggestions qui peuvent aider à rendre l'exercice de mon ministère plus fidèle au sens que Jésus-Christ voulait lui donner et aux besoins actuels de l'évangélisation. Pape Jean-Paul II a demandé de l'aide pour trouver "un moyen d'exercer la primauté qui, sans renoncer à ce qui est essentiel à sa mission, est néanmoins ouvert à une nouvelle situation". Nous avons peu progressé à cet égard. La papauté et les structures centrales de l'Église universelle doivent également entendre l'appel à la conversion pastorale. Les Deuxième Concile Vatican a déclaré que, comme les anciennes Eglises patriarcales, les Conférences épiscopales sont en position « de contribuer de nombreuses façons fructueuses à la réalisation concrète de l'esprit collégial ». Pourtant ce désir n'a pas été pleinement réalisé, car un statut juridique des conférences épiscopales qui les verraient comme sujets d'attributions spécifiques, y compris une véritable autorité doctrinale, n'a pas encore été suffisamment développé. La centralisation excessive, plutôt que de s'avérer utile, complique la vie de l'Église et son rayonnement missionnaire.

Ce sont les deux citations qui peuvent nous guider dans la pensée d'un épiscopat africain capable de parler ensemble, au sein d'une Institution clairement définie et bien structurée.

Tout en gardant l'existence de nos Régions épiscopales, outre la richesse de notre continent, n'est-ce pas le moment de transformer notre Symposium des Conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar, une expression qui, en outre, serait adéquate avec la loi de l'Église?

En outre, lorsque nous examinons d'autres structures régionales, tout en respectant la spécificité de chaque situation continentale en dehors de la Fédération épiscopale d'Asie, l'Amérique latine dispose d'un Conseil épiscopal latino-américain (CELAM) et l'Europe dispose d'un Conseil des Conférences épiscopales d'Europe (CCEE).

En analysant en profondeur les remarques du Pape François, nous nous rendrons bien compte que la "décentralisation effective" et l'"autorité doctrinale authentique" dont il parle ne seront efficaces que dans une Église africaine qui est un sujet ecclésial très clair et bien structuré.

En attendant les résultats de vos réflexions, à partir de maintenant jusqu'à la fin du mois de septembre 2014, je vous salue fraternellement et je voudrais tous nous inviter à être très bien préparés au Synode extraordinaire des évêques, convoqué par le Pape François, sur le thème crucial et important de la famille.

Le révérend Gabriel MBILINGI

Archevêque de Lubango

Président du SCEAM

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