SECAM à l'ICARRD+20 à Cartagena, Colombie : la société civile appelle à la justice foncière et au futur pastoraliste

Communication SCEAM · 26 février 2026 · 2 min de lecture

Bogotá (Colombie), le 23 février 2026 – Les organisations de la société civile, les mouvements sociaux, les acteurs religieux, les peuples autochtones, les organisations pastorales et paysannes d'Afrique et du Sud ont publié une déclaration commune à l'ICARRD+20, appelant à une action urgente pour protéger les droits fonciers collectifs, restaurer les sols dégradés et garantir l'avenir des pasteurs.

Vingt ans après la première Conférence internationale sur la réforme agraire et le développement rural, les participants ont mis en garde contre le fait que les communautés rurales du monde entier continuent de faire face à la dépossession, à la concentration des terres et à la destruction écologique. Malgré les engagements mondiaux répétés de mettre fin à la faim et à la pauvreté, les systèmes fonciers et alimentaires sont de plus en plus contrôlés par les entreprises et les intérêts financiers, tandis que les communautés qui produisent des denrées alimentaires restent marginalisées et précaires.

Le Symposium des Conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SECAM) est un partenaire du processus ICARRD+20. Le Père Uchechukwu Obodoechina, Secrétaire général adjoint de la SECAM et Directeur de la Commission Justice, Paix et Développement (JPDC), souligne l'engagement de l'Eglise en faveur de la justice foncière et des droits des communautés rurales vulnérables.

Attention aux communautés pastorales

La déclaration souligne comment les systèmes fonciers coutumiers et collectifs en Afrique et dans d'autres régions sont compromis au nom du développement, de la conservation et de l'atténuation du climat. Les projets de compensation du carbone, les industries extractives et l'expansion de l'agro-industrie accélèrent la dégradation des sols, les inégalités sociales et l'exclusion des collectivités des territoires qu'elles gouvernent depuis des générations.

Une attention particulière est accordée aux communautés pastorales, d'autant plus que 2026 marque l'Année internationale des parcours et des pasteurs. La déclaration souligne que le pastoralisme demeure l'un des systèmes d'utilisation des terres les plus résilients du point de vue du climat, en maintenant les moyens de subsistance et l'équilibre écologique dans les terres arides où l'agriculture est souvent insoutenable.

Pour conclure avec un appel fort, la déclaration commune insiste sur le fait que l'ICARRD+20 doit être un tournant et non une commémoration. Les gouvernements et les institutions internationales sont instamment invités à reconnaître les droits fonciers collectifs, à protéger la mobilité pastorale, à mettre fin à la spéculation foncière, à assurer la participation des communautés et à protéger les défenseurs de la terre et de l'environnement. « La justice foncière est la justice climatique, affirme la déclaration, et la mobilité pastorale est la résilience écologique. »

SECAM Bureau des communications

Ci-dessous le lien pour télécharger la déclaration: Déclaration conjointe de la société civile avant la fin de l'ICARDD (1)

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