Grave de l'évêque camerounais qui est mort dans des circonstances suspectes
Grave de l'évêque camerounais qui est mort dans des circonstances suspectes
Agence de presse catholique (CNA) || 2 septembre 2017
La tombe de l'évêque Jean Marie Benoît Bala de Bafia, que la conférence des évêques camerounais prétend avoir été assassinée, a été trouvée profanée de traces de sang lundi, ce qui a entraîné la fermeture temporaire de la cathédrale où son corps repose.
Mgr Bala a disparu fin mai et son corps a été retrouvé quelques jours plus tard dans la rivière Sanga. La conférence des évêques camerounais a affirmé qu'il a été assassiné, basé sur les résultats de l'autopsie, bien que les autorités civiles ne partagent pas la conclusion des évêques.
D'après des sources locales, la tombe de l'évêque Bala à Bafia a été profanée entre le 27 août et le 28 août au matin.
"Il y avait un acte évident de profanation dans la cathédrale de Bafia dans la nuit... Des traces de sang ont été trouvées dans la cathédrale » sur la tombe de Mgr Bala, a déclaré Mgr Sosthène Léopold Bayemi Matjei d'Obala, selon l'Agence Fides, un service d'information des Œuvres pontificales missionnaires.
"La cathédrale est fermée au culte public jusqu'à ce qu'un rite pénitentiel soit célébré comme prescrit par le Code et le rite liturgique" en raison de la nature de la profanation, a ajouté Mgr Bayemi.
Mgr Bala, 58 ans, a disparu le soir du 30 mai après avoir été vu quitter sa résidence seule. Son corps a été retrouvé dans la rivière Sanga le 2 juin, à environ 10 miles de sa voiture, dans laquelle a été trouvé une note qui aurait été lue: "Ne me cherchez pas! Je suis dans l'eau."
La note a donné lieu à la suspicion que Mgr Bala s'était suicidé, mais les évêques camerounais ont déterminé plus tard qu'il avait été assassiné, basé sur un rapport d'autopsie qui a montré qu'il n'était pas mort par noyade, et qu'il y avait des signes de torture sur son corps.
Alors que les autorités locales ont ordonné des enquêtes sur le décès, elles ont soutenu que Mgr Bala s'était suicidé. Les résultats de deux autopsies menées par les évêques du Cameroun n'ont jamais été rendus publics. Une enquête commandée par l'organisation intergouvernementale Interpol a conclu que Mgr Bala était mort par noyade.
Les évêques du Cameroun ont demandé aux autorités locales de poursuivre l'enquête et de préciser la véritable cause de la mort de Mgr Bala. Ils ont également relevé un certain nombre de religieux et de personnes consacrées dont les meurtres dans le pays n'ont jamais été résolus, notamment : le père Joseph Mbassi, tué en 1988; le père Antony Fontegh, 1990; l'archevêque Yves-Joseph-Marie Plumey, 1991; un groupe de religieuses à Djoum, 1992; et le père Engelbert Mveng, 1995.
Dans une déclaration de juin, les évêques ont demandé au gouvernement "de faire la lumière complète sur les circonstances et les motifs" du meurtre de Mgr Bala.
Source: Agence de presse catholique...


