Conférence continentale sur la prise de terres et la gouvernance juste en Afrique
La plupart des Révérends Thomas Msusa, Archevêque de Blantyre, Malawi a appelé les participants à une conférence continentale à Nairobi, Kenya sur l'accaparement des terres et la gouvernance juste à tourner leur objectif de plaidoyer sur l'Eglise et d'autres organismes religieux également. Il a affirmé que des questions d'accaparement des terres pourraient éventuellement se trouver dans l'Église par le biais de l'Église et de ses agents qui acquièrent des terres, mais ne les mettent pas à une utilisation productive. Il a noté que, par exemple, lorsque l'Église acquiert des terres agricoles fertiles sans les utiliser pendant des années, ces terres pourraient être données aux pauvres et aux marginalisés pour améliorer leurs moyens de subsistance.
- Une photographie de groupe prise après la cérémonie d'ouverture de la Conférence
- Conférencier principal, Révérend Sr Teresa Okure
- Certains des organisateurs de la Conférence
Mgr Musea, a fait cet appel dans un message de bienvenue qu'il a prononcé au nom du Président du Symposium des Conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SECAM) Mgr Gabriel Mbilingi, lors de la cérémonie d'ouverture de la Conférence, aujourd'hui. Il a noté que, dans la plupart des cas, les groupes de défense des droits mettent davantage l'accent sur les politiciens et les gens d'affaires en ce qui concerne l'accaparement des terres sans examiner ce qui se passe parfois au sein des organismes religieux.
Mgr Msusa, également membre du Comité permanent de la SECAM et vice-président de l'Association des Conférences épiscopales membres pour l'Afrique de l'Est (AMECEA), a expliqué que dans certains cas, des diocèses et des congrégations religieuses se livrent parfois à des luttes concernant l'acquisition et la propriété de terres. Une situation qu'il dit devoir arrêter.
Il a ajouté que tant l'Église que l'État ont le devoir de s'occuper des questions d'accaparement des terres, d'empêcher leur destruction et de travailler ensemble pour le développement de leur peuple au lieu de lutter pour l'acquisition de terres. « Un changement positif se produira à travers chaque cœur de chacun et en défendant une gouvernance juste et une prise de conscience du droit au développement durable. Nous avons également le devoir moral d'aborder les questions du changement climatique avec une référence particulière à la dernière encyclique du pape François-Laudato Si. » Il a souligné.
Commentant plus avant les questions relatives à la justice, Mgr Musea a exhorté l'Église à améliorer les salaires de ses travailleurs, en particulier lorsque les salaires de ces travailleurs sont inférieurs au salaire minimum officiel.
Dans une allocution liminaire sur Laudato Si et Chrisitian/Biblial Perspective on Land, Rev. Sr Teresa Okure, SHCJ, professeur émérite de l'Institut catholique de l'Afrique de l'Ouest (CIWA) au Nigéria, a déclaré que toute mesure prise concernant la question de l'accaparement des terres devrait être enracinée dans le contexte biblique. L'Écriture, a - t - elle souligné, regorge d'exemples de la façon de faire face à de telles situations. Elle a donc appelé à la collaboration et au réseautage pour trouver des réponses aux nombreux défis liés à l'accaparement des terres. « Nous faisons tous partie du problème et devons donc travailler ensemble pour faire face à ce phénomène, parce que la terre est la construction même de notre être. » Elle a cité des textes bibliques pour prouver ce point.
Rev. Fr. Aniedi Okure, OP, Directeur Exécutif du Africa Faith & Justice Network, Washington DC, USA et Rev. Fr. Samuel de Jesus Paquete, Deuxième Secrétaire Général Adjoint et Directeur de la Commission Justice, Paix et Développement de SECAM se sont mis à tour de rôle pour donner les objectifs et les résultats attendus de la Conférence.
Le P. Okure a noté que Land Grab est le résultat de la mauvaise gouvernance, de la concurrence avide et de la corruption sur le continent africain, ce qui entraîne souvent le déplacement des personnes. "Les véritables travaux ou actions devraient être intensifiés peu après la Conférence. Nous devons frapper le sol en courant », a-t-il souligné.
Le P. Paquete, de son côté, a demandé aux participants de ne pas trop insister sur les documents qui seraient produits à la fin de la Conférence, mais plutôt sur ce qu'ils feront dans leurs différents pays.
There were goodwill messages from AMECEA, read by its Secretary General, Rev. Fr. Ferdinand Lugonzo; and the Justice and Peace Commission of the Kenyan Bishops’ Conference.
The Member of Parliament( MP) for Limuru Constituency, where the Conference is taking place, Hon. Eng. John Kiragu Chege, in an earlier welcome address assured the participants of their safety. “There is no need for you to have any fears about the terrorist attacks in Garisa in the North East of Kenya, or what happened recently in Paris, France and Bamako, Mali. We have put in place enough security measures for your stay here in Nairobi, he again assured them.
The Conference will also have presentations on the following subjects: Land Reform; Mining; Climate Change, Environment, and Deforestation. Others are: State of Land Grabbing in Africa; and The spirituality of land in African culture.
The Conference, organised by SECAM, in collaboration with Africa Faith & Justice Network, USA, Africa-Europe Faith & Justice Network and CIDSE, is being attended by about 150 participants from Africa, Europe, Latin America and North America. It will end on November 26, 2015.





