Atelier au Ghana pour promouvoir l'utilisation éthique de l'intelligence artificielle

SECAM Communications · 25 mai 2026 · 2 min lire

Quelques jours avant l'inauguration de la première encyclique sur l'intelligence artificielle (AI) du pape Léon XIV, un atelier a été organisé au Ghana sur cette révolution technologique. Une étape importante de l'Église catholique pour relever les défis éthiques et les opportunités que représente l'IA.

La Conférence des évêques catholiques du Ghana (GCBC), en collaboration avec l'intelligence artificielle éthique pour le développement humain (EaiD) et le Symposium des conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SECAM), a organisé un atelier sur l'intelligence artificielle (AI) et l'éthique pour les organisations catholiques à Accra du 19 au 21 mai 2026.

Organisé au Secrétariat national catholique sous le thème "Intelligence artificielle: une perspective catholique des principes éthiques à l'utilisation critique", l'atelier a réuni cinquante agents pastoraux et praticiens de la communication catholique pour la formation sur l'utilisation responsable de l'IA dans l'évangélisation et la communication.

Les séances ont été animées par Maria Amparo Alonso Escobar et Luca Baraldi, qui ont exploré les promesses et les dangers des technologies de l'IA. Les participants ont examiné des questions cruciales telles que les droits de l'homme, les incidences environnementales, le clonage de la voix, la fraude mobile, les risques d'exploitation des enfants et les coûts sociaux cachés de l'infrastructure de l'IA et de l'extraction de données.

L'IA n'est pas neutre

À l'occasion de l'atelier, les facilitateurs ont souligné la nécessité d'une sensibilisation et d'une éducation, soulignant que les systèmes d'IA sans garanties adéquates pouvaient exposer les groupes vulnérables, en particulier les enfants, à l'exploitation et à la manipulation. Elle a également souligné les préoccupations concernant les impacts psychologiques et l'augmentation des émissions de carbone liées aux technologies d'IA.

Ils se sont également concentrés sur ce qu'il a décrit comme le « tissu caché de l'IA », attirant l'attention sur le travail invisible, la gouvernance des données et l'asymétrie technologique. Se référant à la vision de la Stratégie nationale d'IA 2025-2035 du Ghana, les participants se sont penchés sur les huit piliers stratégiques du pays, notamment l'éducation, l'infrastructure, l'emploi des jeunes, la gouvernance des données et l'IA du secteur public.

Tout au long de l'atelier de trois jours, les participants ont été encouragés à développer une pensée critique et un discernement éthique en utilisant les outils numériques et les plateformes de contenu des médias sociaux. Les organisateurs ont souligné que l'IA n'est pas neutre, mais une force puissante qui façonne la société, la confiance et les relations humaines.

L'atelier s'est conclu par un appel à l'Eglise en Afrique pour qu'elle engage activement l'AI, en plaçant la dignité humaine, la transparence et le bien commun au centre du développement technologique et de la communication pastorale.

Charles Ayetan

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